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Sept migrants clandestins périssent dans le naufrage de leur embarcation près de MAYOTTE

Trois femmes et quatre enfants, dont un bébé se sont noyés le lundi 10 février dans le naufrage d'une barque transportant des migrants clandestins, en tentant de passer la barrière de corail du lagon de Mayotte, a annoncé la préfecture dans un communiqué.

  • Par Emmanuel Tusevo
  • Publié le , mis à jour le
       
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Trois femmes et quatre enfants, dont un bébé se sont noyés le lundi 10 février dans le naufrage d'une barque transportant des migrants clandestins, en tentant de passer la barrière de corail du lagon de Mayotte, a annoncé la préfecture dans un communiqué.

La Brigade nautique de la police aux frontières, qui patrouillait dans cette passe alors qu'une forte pluie rendait mauvaise la visibilité, a récupéré 15 rescapés. 

Deux personnes, soupçonnées d'être les passeurs, ont été placées en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie à Mamoudzou, selon la préfecture. "La découverte macabre est partie d'un écho de radar qui a incité la police aux frontières à dépêcher ce matin une équipe nautique à la passe de Boueni au sud de l'île ", a-t-on précisé à l'AFP à la préfecture.

"Aux alentours de 8h40, l'équipage entendait des cris et des appels au secours et constatait" que cette barque de pêche, appelée "kwassa-kwassa, avait chaviré. Immédiatement, les fonctionnaires se portaient au secours des naufragés", selon le communiqué.

Les policiers ont aussi repêché sept corps: trois femmes et quatre enfants, dont un bébé. Les 15 rescapés ont été ramenés à Mamoudzou, chef lieu du département, pour subir des examens de santé. La gendarmerie est chargée de l'enquête sur ce convoyage illégal de migrants.

"Ce naufrage n'est pas un cas particulier, ce n'est pas la première fois qu'un bateau fait naufrage à Mayotte même si ça fait un certain temps qu'on n'avait pas eu de naufrage de kwassa dans les eaux territoriales françaises. le dernier remonte à la fin de l'année 2012...ceci étant, même si ce genre de naufrage ne survient pas tous les jours, chaque fois que les personnes montent à bord d'un kwassa, elles courent un risque énorme et ceux qui les emmènent jusqu'à Mayotte leur font courir un risque absolument insupportable", a indiqué à France Télévision Mayotte 1ère le procureur de la République, Joël Garrigues.
Avec l'A.F.P ( Emmanuel Tusevo Diasamvu, Correspondant de l' Agence France Presse - AFP )


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