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Un enfant de 3 ans meurt dans un incendie de sa maison en tôle dans un bidonville à Mayotte

 Un enfant de 3 ans est mort vendredi dans un incendie de sa maison en tôle dans un bidonville de Tsoundzou 2 à Mayotte. 
Texte et photos : Emmanuel Tusevo Diasamvu
Lire aussi :
Vivre dans un bidonville par Top Chrétien Magazine
et Bidonvilles , une catastrophe humaine par Amnesty International

Un des enfants du bidonville de Tsoundzou 2 où s'est produit l' incendie © PHOTO : EMMANUEL TUSEVO
© PHOTO : EMMANUEL TUSEVO Un des enfants du bidonville de Tsoundzou 2 où s'est produit l' incendie
  • Par Emmanuel Tusevo
  • Publié le , mis à jour le


   Un enfant de 3 ans est décédé vendredi … dans l’  incendie de son Banga (maison) en tôle  dans un bidonville de Tsoundzou 2 au sud de Mayotte.
La police nationale a indiqué que la victime était dans la maison avec son frère de 8 ans  pendant que leur papa était parti faire des courses

Au cours de l’incendie,  le frère aîné de 8 ans a pu s’échapper alors que son frère de 3 ans qui dormait vraisemblablement a péri dans les flammes.
A leur arrivée, les pompiers ont constaté le décès de l’enfant par brûlure.

Dans le reportage photographique ci – dessous , Emmanuel TUSEVO Diasamvu a constaté à Tsoundzou 2 à l’ instar de beaucoup de bidonvilles à Mayotte , 101 è département français dans l’ océan indien, de nombreux habitants avec plusieurs enfants s’entassent dans des baraques exiguës en tôle dans des conditions d’insalubrité voire  inhumaines : des dépôts d’immondices autour des bangas (maisons) ,des caniveaux remplis d’ eaux stagnantes , ( gîtes larvaires à moustiques , nids de bactéries , des microbes) , dans lesquelles pataugent les enfants …un cours d’ eau polluée dans lequel les femmes lavent la vaisselle et le linge…faute d’ eau potable courante …

L’incendie de Tsoundzou 2 serait dû à un court – circuit électrique selon certaines sources qui s’interrogent sur la manière dont ces baraques en tôle sont branchées à l’électricité hors de toutes normes requises par la société d’électricité de Mayotte EDM.
On peut constater dans les décombres de la maison incendiée, des carcasses d’appareils électroménagers : téléviseurs, ordinateurs, machines à laver …

Les conditions de sécurité sont quasi inexistantes en cas de nécessité d’évacuation du site, les baraques en tôle étant construites les unes contre les autres …

 Emmanuel Tusevo , Grand Reporter à France Télévisions Mayotte 1ère , Correspondant de l' Agence France Presse - A.F.P.
  
© PHOTO : EMMANUEL TUSEVO.
© PHOTO : EMMANUEL TUSEVO.

             LIRE AUSSI : VIVRE DANS UN BIDONVILLE
    www.topchretien.com/tophumanitaire/.../vivre-dans-un-b : ville.html

Vivre dans un bidonville, ça veut dire quoi exactement ?

« Les conditions de vie dans les bidonvilles sont une violation des droits de l'homme » a déclaré M. Ban Ki-moon, Secrétaire Général de l'ONU.

Selon l'Agence des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), le nombre de gens vivant dans des bidonvilles est passé de 777 millions en 2000 à près de 830 millions en 2010.

UN DANGER QUOTIDIEN

Lorsque l'on vit dans un bidonville, cela signifie tout d’abord que l’on est très entouré… 

  • Parce qu’environ 7 personnes vivent dans les 5 m² d’une cabane faite de planches, de plaques de tôle et de divers matériaux de récupération…
  • Parce qu’ici, on a des milliers de voisins, guère mieux logés…
  • Parce qu’il y a aussi les animaux : quelques chats et chiens errants, mais aussi des insectes, des rats…

Dans un bidonville, il n’y a pas l’eau courante, à part celle qui passe entre les bâches les jours de pluie ! Dans le meilleur des cas, il y a  un point d'eau : un forage ou une borne fontaine.

Le soir, dans certains bidonvilles, il est parfois possible de se connecter  "discrètement" aux lignes électriques et ainsi s’éclairer... Sinon c'est la flamme de la bougie qui donne la lumière avec tous les risques que cela peut comporter, compte tenu de la promiscuité.

Ici, pas de police, pas de commerces, pas de banques, pas d’écoles… Juste des gens entassés.

Les gens qui vivent ici représentent une main-d’œuvre très bon marché pour effectuer les travaux les plus dangereux et les plus sales, comme le tri des ordures à mains nues, avec tous les risques que cela comporte.

Alors il faut se protéger soi-même et espérer chaque jour que l’on ne se fera pas agresser, tuer, ou que l’habitation ne prendra pas feu accidentellement.

On espère aussi qu’un membre de la famille ne tombera pas malade.

Parce qu’ici, l’eau est sale, alors elle tue. 
Parce qu’ici, il n’y a parfois ni médecins, ni médicaments, rien. Les femmes accouchent souvent seules sur des matelas sales, sans accès aux soins ou installations sanitaires dignes de ce nom (latrines, douches...). 

Ici, on naît, on vit et on meurt  avec une assistance minimum.

QUELQUES CHIFFRES DRAMATIQUES

Selon l'Agence des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), le nombre de gens vivant dans des bidonvilles est passé de 777 millions en 2000 à près de 830 millions en 2010.

D’ici 2030, cinq milliards de personnes pourraient vivre dans des villes. 
Quatre milliards d’entre elles vivront dans des villes du monde en développement.

Un habitant de bidonville sur cinq dans le monde vit en Inde.

Les cinq causes principales de décès chez les enfants des bidonvilles sont la pneumonie, la diarrhée, le paludisme, la rougeole et le VIH.  Les enfants des bidonvilles présentent des taux de diarrhée plus élevés que ceux des familles rurales les plus pauvres.

« Tous les hommes ont le droit à de l'eau potable, à l'assainissement, à un logement et à des services de base. Tous les hommes ont le droit de vivre avec un sentiment de sécurité. Tous les hommes devraient avoir l'opportunité de travailler pour un avenir meilleur », a précisé le Secrétaire général de l'O.N.U.

Tous ces gens ont besoin de nos prières. 
Nous savons qu'à Dieu rien n'est impossible, même là-bas, au fond du bidonville le plus sordide... 

 Marianne D.
(Sources : ONU - Tearfund)  : http://www.topchretien.com/tophumanitaire/view/1063/vivre-dans-un-bidonv... 


 

© PHOTO : EMMANUEL TUSEVO
© PHOTO : EMMANUEL TUSEVO
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