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Signalement d’un cas suspect d’Ebola à La Réunion… Recommandations pour Mayotte

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VIRUS EBOLA ©PHOTO : ARS

Un cas suspect d’Ebola a été mis à l’isolement à La Réunion, selon Réunion 1ère et le Journal de Mayotte. Les risques de propagation du virus sont très faibles à Mayotte. Il est toutefois utile de rappeler les recommandations des autorités sanitaires à l’ endroit de la population.

 Un cas suspect d’Ebola a été mis à l’isolement à La Réunion. Selon les informations de Réunion 1ère et du Journal de Mayotte (JDM du 13 décembre 2014), il s’agirait d’une métropolitaine pharmacienne, résidant dans le sud de La Réunion, de retour d’une mission humanitaire en Guinée, l’un des trois pays touchés par ce virus en Afrique de l’ouest.Elle a été hospitalisée avec une forte fièvre.
 

Depuis le début de l’épidémie en Afrique de l’ouest, les autorités françaises rassurent  la population mettant en avant les très faibles risques de propagation du virus sur le territoire.

A Mayotte, le préfet Seymour MORSY et les responsables de l’ARS soulignent qu’ il faut que nous soyons vigilants si jamais un cas d’Ebola devrait survenir quelque part.

«  Il faut que nous ayons tous le même réflexe pour pouvoir traiter ce problème… C’est une maladie qui a jusqu’à 21 jours  d’incubation. Pendant ces 21 jours, on ne sait pas que telle personne est affectée par le virus d’Ebola. La seconde chose qui est importante à savoir, c’est que pendant ces 21 jours, la personne ne peut pas transmettre cette maladie. Ensuite, on a une série de signes, c’est la température (38 degrés minimum) , c’est un état fébrile, des maux de tête, des vomissements, des diarrhées, c’est à partir de ce moment là qu’on a toute une série de signes qui inquiètent … Mais je vous dis tout de suite que ce n’ est pas parce qu’ on a des diarrhées, ce n’ est pas parce qu’ on a de la température que c’est Ebola », expliquait récemment le préfet Seymour MORSY sur Mayotte 1ère.

 Le préfet a ensuite décrit le protocole prévu à cet effet.

«  Dès qu’il y a la moindre inquiétude, la moindre suspicion, on appelle LE 15. Là on vous pose toute une série de questions, on voit la possibilité ou pas d’avoir 1 risque. Deuxième étape : le questionnaire montre qu’on a peut être une inquiétude, peut être un doute, pour nous dans notre département à Mayotte, si cette chose là est avérée, on isole la personne, on traite évidemment les symptômes et ensuite on transporte cette personne là dans 1 avion dédié, sous une tente étanche et spéciale et on l’emmène à La Réunion pour qu’elle aille faire les analyses complémentaires. Une fois qu’on a fait ces analyses, on voit si oui ou non la personne est atteinte et là, le traitement peut commencer au titre d’Ebola. », soulignait encore le préfet Seymour MORSY.

  Entrée et sortie du territoire

S’agissant des inquiétudes sur d’éventuels risques de contagion par des personnes entrées clandestinement à Mayotte par  kwassa-kwassa, voici les explications du préfet :

«  Pour nous, c’est relativement simple puisqu’ il n’y a aucun avion qui vient directement des pays d’Afrique de l’ouest concernés. Notre port ne sert pas non plus à ce type de mouvements.En ce qui concerne les kwassa-kwassa, cette question se traite relativement de manière simple parce que si vous regardez une carte géographique,  vous remarquez que de  l’Afrique de l’Ouest jusqu’à la côte est de l’Afrique, il y a, sur 5000 kilomètres, une dizaine de pays à devoir traverser. Une personne suspecte qui part de l’Afrique de l’Ouest pour venir à Mayotte par kwassa dépasse les 8 à 21 jours d’incubation. Une fois qu’elle est sur la côte, il faudrait qu’elle aille à Madagascar puis à Anjouan pour prendre le kwassa. Matériellement il n’y a pas de raison de s’inquiéter mais ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de raison qu’on ne doit pas se préparer. »

Seymour MORSY a rappelé que les mesures et les procédures prévues au niveau national sont relayées par l’ARS à Mayotte. Les informations nécessaires sont dispensées aux professionnels de santé notamment au centre hospitalier de Mayotte (CHM).

" Les autorités sanitaires veillent à ce que l’information donnée à la population soit la plus complète possible.
Les professionnels qui reçoivent le plus de public sont bien sensibilisés sur les conduites à tenir,  la police des frontières (PAF), les établissements chargés de l’accueil des demandeurs d’asile,etc....
Enfin, il est déconseillé à tous de se rendre dans les pays les plus touchés par le virus d’Ebola.", a dit en conclusion le préfet de Mayotte.

TUSEVO EMMANUEL , Grand reporter France Télévisions Mayotte 1 ère , Correspondant AFP .
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