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Concours " Les Outre - mer Durables " 2014 : Dzaoudzi Labattoir Mayotte récompensée.

Dzaoudzi Labattoir a de nouveau été récompensée à Paris lors de  la remise des Trophées Eco Actions- du Concours " Les Outre mer Durables" 2014.
Cette municipalité de Mayotte a reçu le 3 ème prix pour sa politique en matière d’environnement et de développement durable.
EMMANUEL TUSEVO 

  • Par Emmanuel Tusevo
  • Publié le , mis à jour le
La Commune de Dzaoudzi Labattoir à Mayotte a de nouveau été récompensée jeudi, à l’Hôtel de Lassay à Paris, lors de  la remise des Trophées Eco Actions dans le cadre de l’édition 2014 du Concours " Les outre mer Durables".
Cette municipalité de Petite- Terre a reçu le 3 ème prix pour sa politique en matière d’environnement et de développement durable.

Le jury du concours, organisé avec le soutien d’Eco - Emballages,  estime que " Dzaoudzi Labattoir se distingue
par une politique très active sur les sujets environnementaux et s'implique fortement sur les opérations de collecte
et plus largement sur la propreté et la salubrité des lieux."

CHAMSIA MOHAMED, à gauche
© CHAMSIA MOHAMED, à gauche
Chamsia Mohamed, adjointe au maire chargée de l’environnement, du cadre de vie et des transports de la ville
a fait le déplacement à Paris pour recevoir ce trophée.

Elle a souligné que ce prix est une reconnaissance de l'engagement de Dzaoudzi Labattoir pour la protection de
l’environnement.
 
" Ce prix représente l’implication des enfants, l’implication  des élus, c'est important. J’espère qu’on ne s’arrêtera pas là, ce n’est qu’un début, certes on a gagné mais il y a beaucoup à faire, on doit relever ce challenge qui est le développement durable dans la commune et à Mayotte", a déclaré Chamsia Mohamed.
SAÏD OMAR OILI RECEVANT LA MARIANNE D'OR © PHOTO : EMMANUEL TUSEVO DIASAMVU :
© PHOTO : EMMANUEL TUSEVO DIASAMVU : SAÏD OMAR OILI RECEVANT LA MARIANNE D'OR
En novembre dernier à Paris au Congrès des Maires de France, la commune de Labattoir avait déjà été distinguée par une Marianne d’Or du développement durable, une reconnaissance par Eco- emballages pour les efforts de tri sélectif de cette municipalité.

Saïd Omar OILI, Maire de Dzaoudzi Labattoir recevant ce prix  nous avait accordé une interview au salon
des maires de France durant le dernier congrès des maires de France à Paris :

SAÏD OMAR OILI :
 
Au niveau de la mairie, depuis que nous sommes là, comme tous les autres maires de Mayotte, je pense que parmi les engagements que nous avons pris au niveau de la population,  c'est rendre agréable l’endroit où les populations vivent. Dzaoudzi Labattoir a fait des efforts considérables  notamment en matière de tri sélectif. Nous sommes parmi les communes de l’outre mer, l’une des communes très actives en matière de tri sélectif. Nous travaillons beaucoup avec l’Eco - emballages. Ces efforts, même si nous sommes encore très loin du but parce que je dirais que la propreté, c'est une affaire de tous les jours mais ce prix nous encourage et nous dit que nous sommes sur le bon chemin, que nous devons continuer. Il est certain que seuls, on ne pourra pas en tant qu’élus réussir. C'est un problème qui concerne l’ensemble de la population.
Au Congrès des Maires, Nicolas Hulot parlant de développement durable a prononcé une phrase qui a beaucoup retenu mon attention. Il a dit " Les hommes pardonnent parfois, Dieu pardonne toujours mais la nature ne pardonne jamais." Ca résume tout. aujourd'hui, nous devons préserver notre nature parce que si on ne la préserve pas, c'est la nature qui va nous rattraper. C'est le problème des hommes et il va falloir éduquer les hommes à faire en sorte que ce que nous consommons puisse avoir une nouvelle vie, c'est à dire le recyclage.
C'est ce que la commune de Labattoir est en train de faire en faisant le tri sélectif avec l’Eco - Emballages, donner une seconde vie à ce' que nous consommons tous les jours en tant qu’individus.

QUESTION : EMMANUEL TUSEVO

Quand je vous entends chanter : éco – emballages, développement durable, tri sélectif et qu’on se promène dans les communes de Mayotte et dernièrement à la place Mariage, un endroit dit de haute qualité, on voit des détritus qui parsèment la chaussée, on se dit : qu’ils commencent déjà à enlever ça… N’y a-t-il pas là une incohérence ?

REPONSE : SAÏD OMAR OILI :
Non, pas du tout .Les déchets, c’est toute une éducation. Il faut que les gens soient éduqués. Ca commence depuis le plus jeune âge, à l’école. A Mayotte, vous pouvez voir des écoles où il n’y a même pas des poubelles. Alors, qu’est- ce qu’ils font les gamins et même les adultes ? Ils jettent les déchets par terre. Donc, il va falloir qu’avec Eco - Emballage qui nous accompagne organiser des journées citoyennes comme nous l’avons fait à Dzaoudzi Labattoir avec des écoliers qu’on a récompensés sur des thèmes bien précis sur la propreté. Je pense que la propreté, c’est une quête assez difficile, Il faut tendre vers … Effectivement, je pense que dans  les communes de Mayotte, ce n’est pas que les maires ne veulent pas agir mais il y a aussi la population qu’il faut éduquer…

QUESTION : EMMANUEL TUSEVO :
C’est bien gentil de parler de la population qu’il faut éduquer mais il y a une réalité… l’Etat, les communes, les collectivités ne peuvent pas se décharger, se déresponsabiliser au nom des actions citoyennes de propreté. Quand nous entendons toutes ces bagarres de Sivom et maintenant de SIDEVAM, on ne s’y retrouve pas ?

REPONSE : SAÏD OMAR OILI

Heureusement qu’il y a maintenant  un seul syndicat à Mayotte qu’on appelle le SIDEVAM. Nous voulons mutualiser nos moyens justement et à travers ça, faire en sorte que nous soyons plus réactifs. Est ce qu’il ne faut pas réfléchir pour faire en sorte que la collecte des déchets soit une affaire des maires et que le traitement de ces déchets soit l’affaire des syndicats.
Lorsque c’est sale dans une commune, on ne va pas voir le SIDEVAM. C’est le maire qu’on va réveiller. J’ai mené mon enquête à ce sujet à travers toute la France métropolitaine, il n’y a qu’un seul département  qui a confié la collecte et le traitement des déchets à un syndicat, c’est le Jura.
Donc, il va falloir peut être que nous,  les maires de Mayotte, nous revenions sur ce que nous avions fait jusque là, à savoir confier les deux activités et on voit les résultats. Parfois, il y a deux ou trois jours, nos ordures ne sont pas ramassées alors que si nous, les maires, avions la charge des collectes, nos communes seraient plus propres.
 
 
 
 







 
 











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