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L’actualité politique 28 juin 2017

François de Rugy, lors de la session inaugurale de la XVe législature à l'Assemblée nationale, le 27 juin 2017 / Photo Patrick KOVARIK / AFP
François de Rugy, lors de la session inaugurale de la XVe législature à l'Assemblée nationale, le 27 juin 2017 / Photo Patrick KOVARIK / AFP
  • Par Emmanuel Tusevo
  • Publié le
François de Rugy a donc été élu président de l’Assemblée Nationale dès le premier tour avec 353 voix.

François de Rugy faisait partie des favoris, même si l’on a pensé que la priorité serait donnée à une femme. François de Rugy est écologiste, il est assez jeune – 43 ans – mais il a déjà effectué deux mandats de députés. Cela lui fait donc 10 ans d’expérience au parlement.
Il s’est fait connaitre du grand public en se portant candidat à la primaire socialiste qu’il avait perdu. Il n’avait pas respecté l’engagement de soutenir Benoit Hamon ; et s’est rangé derrière Emmanuel Macron dès avant le premier tour.
François de Rugy – comme l’indique son nom à particule - est issu d’une famille noble de Lorraine. Il a étudié à Sciences Po ; et n’a fait que de la politique chez les verts ; occupant plusieurs mandats d’élu local à Nantes.
Dans son premier discours, le nouveau président de l’Assemblée a dit que les députés doivent reconquérir la confiance des citoyens.
« Nous avons été choisis collectivement par une minorité de français » a déclaré François de Rugy ; « nous ne devons pas l’oublier et cela nous donne la responsabilité de reconquérir la confiance des français » ; « la vérité ne siège ni d’un côté ni de l’autre de l’hémicycle ; elle doit surgir du débat ».
« Ici on ne se contentera pas de parler, mais on apprendra à s’écouter ». « L’assemblée ne sera respectée que si elle est respectable ».
Voilà quelques unes des phrases prononcées par François de Rugy dans son discours très applaudi – applaudi debout – par presque tous les députés, sauf Jean-Luc Mélenchon et ses colistiers de la France Insoumise restés ostensiblement assis les bras croisés ; tout comme ceux du Front National.


Les codes vestimentaires n’ont pas été respectés. On a vu notamment des députés sans cravate, dans les rangs de la France Insoumise.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas mis de cravate, juste sa traditionnelle veste de chasseur. Mais celui qui s’est fait le plus remarquer est François Ruffin, le jeune cinéaste documentariste auteur de « Merci Patron » s’est présenté sans cravate et sans veste, chemise ouverte. Il revendique cette tenue négligée ; « j’aurais l’air d’un clown avec une cravate » dit-il. Il n’y a pas eu de rappel à l’ordre à ce sujet. Les temps ont beaucoup changé. On se souvient du tollé dans les années 80 quand Jack Lang, ministre de la culture était arrivé sans cravate dans l’hémicycle. Il portait un costume Thierry Mugler, avec une veste à col mao avec laquelle il est impossible de mettre une cravate.
Jusqu’à présent, les huissiers de l’Assemblée distribuaient des cravates obligatoires aux députés quand ils n’en portaient pas. Hier cela n’a pas été le cas. On ne sait pas ce qu’il en sera à l’avenir


Manuel Valls n’est plus membre du parti socialiste, il a décidé de rejoindre les rangs de la République en Marche à l’Assemblée Nationale.

‘Lancien premier ministre a confirmé son retrait du Parti socialiste. «Une page pour moi se tourne. Une partie de ma vie politique s'achève. Je quitte le Parti socialiste, ou le Parti socialiste me quitte», a-t-il déclaré
Manuel Valls, battu à la primaire socialiste avait soutenu Emmanuel Macron dès le premier tour de la présidentielle. Il siègera dans le groupe La République en Marche à l'Assemblée. «Je ne siégerai pas dans un groupe où il y aurait des ambiguïtés et où l'on ne voterait pas la confiance au gouvernement. Moi, je voterai la confiance au gouvernement le 4 juillet prochain», a-t-il précisé. Réuni ce mardi matin, le groupe LREM a accepté que l'ancien premier ministre siège à leurs côtés comme apparenté.


Question : Manuel Valls va-t-il pouvoir conserver son siège ? Son adversaire de la France insoumise conteste toujours sa victoire et pose des recours.

C’est une affaire qui ressemble un peu à celle qui oppose Elad Chakrina à Ramlati Ali.
Battue avec 139 voix d’écart Farida Amrani affirme avoir un dossier prouvant des irrégularités.
L'équipe de Farida Amrani affirme avoir rassemblé du solide. Au total, son dossier comporterait plus d'une centaine d'éléments, notamment des photos pour constater des signatures douteuses sur les listes d'émargements.
Farida Amrani qui se dit très confiante sur l'issue de sa démarche
Manuel Valls a lui aussi répété sa conviction quant à la validité du scrutin.

BRUNO MINAS
 

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