L'actualité régionale 18 février

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Costa Croisière AidaBlu
©Indian Ocean Network News (Illustration)

MAURICE - REUNION

Plus de deux mille passagers et membres d’équipage d’un paquebot de croisière arrivent aujourd’hui à la Réunion depuis Maurice où ils ont été testés contre le Coronavirus


Tout le monde est passé au test hier matin après l’accostage à Port-Louis. 2080 passagers et 640 membres d’équipage du navire « Aidablu » ont été dépistés par 14 employés du ministère de la santé dépêchées à bord. Personne n’est porteur du Coronavirus.  On a vérifié d’où venait chacun des passagers et personnels de bord. A priori, il n’y avait aucune raison de s’affoler. Le bateau ne vient pas de Chine. La plupart des passagers sont des allemands et sa précédente escale était à Nosy Bé. Mais on n’est jamais trop prudent. L’île Maurice déploie de multiples précautions pour ne pas être la porte d’entrée du virus dans l’Océan Indien. En même temps le gouvernement mauricien annonce qu’il va financer le rapatriement des étudiants et  fonctionnaires encore présents en Chine. 268 mauriciens sont recensés en Chine, une cinquantaine a déjà demandé à rentrer.  Le ministre des affaires étrangères Nandho Bodha  a annoncé hier qu’un budget a été réservé pour leur permettre de revenir au pays.


 
COMORES

Pour les comoriens restés en Chine, c’est tout le contraire. Les autorités ne souhaitent pas les rapatrier


Les Comoriens n’ont pas les mêmes moyens que les Mauriciens. Certains parmi les étudiants comoriens restés en Chine supplient leur ambassade de les laisser rentrer ; mais les autorités comoriennes ont demandé au contraire aux compagnies aériennes de n’embarquer personne venant de Chine à destination des Comores. Le site « Comores Infos » a publié un message d’un chargé de communication des affaires étrangères.  Il a puisé dans le Coran un argument pour ne pas faire revenir les comoriens de Chine. Le prophète aurait dit : « quand vous apprenez que la peste s’est déclarée dans un pays, n’y entrez pas. Et si elle se déclare pendant que vous y êtes, n’en sortez pas ». Pendant ce temps, les appels à l’aide des étudiants comoriens se multiplient sur les réseaux sociaux



TANZANIE
Une alerte générale est déclenchée aux abords d’un barrage hydroélectrique qui menace de s’effondrer


Il a tellement plu ces derniers jours sur la Tanzanie, notamment dans le nord, que les eaux d’un lac artificiel du district de Mwanga pèsent fortement sur le barrage hydro-électrique de Nyumba ya Mungu, construit dans les années soixante. Si le barrage craque, cela déclenchera une catastrophe majeure. Il y a 26 villages directement menacés, soit environ 25 000 personnes. Les responsables de la province tentent de les convaincre de partir ; sans quoi il faudra dépêcher la police et l’armée pour les déloger de force.




MADAGASCAR

Si les autorités malgaches se mettaient à faire de véritables contrôles techniques des voitures, il ne resterait plus grand monde sur les routes


Habituellement il n’y a rien de plus simple que d’effectuer le contrôle technique à Madagascar. Vous allez au bureau dédié avec les papiers du véhicule. Vous payez, on vous colle le tampon… c’est fait. Personne ne se lève de sa chaise pour ne serait-ce qu’aller voir la voiture. Mais au début de ce  mois de février, la sécurité routière a décidé de faire  des vrais contrôles. Six équipes ont été dépêchées sur le terrain. Pendant une semaine elles ont inspecté un peu plus de 2000 voitures. Plus de 700 ont été conduites directement à la fourrière. Parmi les voitures dangereuses, en mauvais état, on comptait 28 véhicules officiels de l’administration. La question est maintenant de savoir si c’est une opération ponctuelle, un coup de communication, ou si l’on va résolument s’attaquer aux épaves roulantes.
 
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