L'actualité régionale 3 Mars

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OCEAN INDIEN
CARTE COI
COMORES

Les établissements scolaires du secondaire se vident. C’est une conséquence du niveau de plus en plus bas de l’enseignement 

Le niveau de l’enseignement comorien  serait tellement mauvais que cela ne vaudrait même plus le coup que les enfants aillent à l’école. C’est ce que l’on peut retenir d’un rapport de l’inspection générale remis au ministère de l’éducation. Le journal « Al-Watwan » en publie l’essentiel. On note une diminution des effectifs dans les collèges et lycées publics. Pour les lycées de l’île de Grande Comore, on note une baisse inquiétante avec 40% d’élèves en moins, en quatre ans ! Dans les collèges c’est pire : moitié moins d’élèves. Cela ne signifie pas que les enfants vont dans le privé. Leurs parents n’en ont pas les moyens. Ce sont des enfants déscolarisés, avec toutes conséquences que l’on peut imaginer dans l’avenir. L’inspection préconise une remise à niveau de la formation des enseignants. A Anjouan, cependant, le rapport note qu’il y a au contraire une surpopulation scolaire dans les établissements.




MADAGASCAR

5 voyageurs en provenance d’Italie n’ont pas pu passer à travers les mailles du filet. Ils se retrouvent à l’hôpital, alors qu’ils sont en pleine forme


C’est l’application stricte de la consigne gouvernementale : elle interdit l’entrée sur le territoire de Madagascar à toute personne provenant de Chine, d’Italie, de Corée du Sud, ou d’Iran. La liste noire risque de s’allonger puisque l’épidémie a gagné déjà plus de 60 pays. Les 5 voyageurs sont arrivés samedi sur Air France, de Paris : deux italiens et trois malgaches. La compagnie aurait dû s’assurer de leur provenance avant de les embarquer. Air France risque des sanctions, si l’on applique strictement la note ministérielle. Les 5 voyageurs sont en parfaite santé, mais sont obligés de rester hospitalisés deux semaines. On ne sait d’ailleurs pas qui va payer les frais d’hospitalisation. Au vu de l’extension de l’épidémie, le gouvernement malgache – s’il suit la même logique de protection maximale – devrait interdire aussi les vols depuis la France. C’est une autre histoire ; officiellement il n’en est pas question… pas encore.




KENYA

Les conséquences économiques de l’épidémie sont déjà bien visibles en Afrique de l’Est


Le port de Mombasa, l’un des plus grands de l’Océan Indien sur la côte kenyane, a constaté l’annulation de 8 cargos en provenance de Chine depuis janvier. Cela signifie que des milliers de containers ne sont pas arrivés. Avec le ralentissement de la production en Chine, il est évident que plusieurs pays de la région vont manquer de marchandises. Et même avec une reprise de l’activité en Chine, il y aura une période de rupture de stock. Il ne s’agit pas seulement des babioles de tous les jours. L’Afrique importe énormément depuis la Chine, plus que tout autre continent : Les vêtements, les ustensiles de cuisine, les pièces mécaniques, les matériaux de construction, et - plus préoccupant- les médicaments.



MAURICE

Une personnalité est particulièrement sous surveillance à l’île Maurice : il s’agit du président de la République. Chez nos voisins, c’est une fonction honorifique. La précédente présidente, accusée de corruption, avait été destituée.


Chacun se souvient à Maurice de l’affaire Ameenah Gurib-Fakim. Présidente de la République, elle a connu la disgrâce en 2018 en raison de largesses accordées par une entreprise étrangère. Elle avait disposé d’une carte de crédit à usage illimité dont elle avait bien profité. Son successeur, Pradeep Roopun, est actuellement en voyage en Inde et voilà que la presse indienne révèle qu’il aurait bénéficié d’excédents de bagages sans régler le moindre sou : 75 kilos sur une compagnie intérieure. La presse mauricienne s’est empressée de relayer cette information. Le président dément fermement avoir bénéficié d’un traitement de faveur. Il sera de retour à Maurice demain.