L'actualité régionale 5 Mars

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Ile Maurice : paysage
©Réunion 1ère
MAURICE

L’évolution du Coronavirus en France fait très peur au premier ministre mauricien. Il l’a dit hier dans une conférence de presse


Pravind Jugnauth dit que la situation sera « extrêmement catastrophique » si jamais l’île Maurice était amenée à fermer les liaisons aériennes avec  la France. « Une telle décision n’est pas du tout impossible » dit-il, « tout est envisageable ». Il y a l’obsession chez les mauriciens de garder leur territoire « Covid 19-free », territoire sans Coronavirus.  Cela pourrait même être une sorte de marque pour attirer les touristes avec tout de même cette absurdité qui consiste à attirer des gens susceptibles eux-mêmes d’importer le virus dans l’île. Le premier ministre s’en est pris à ceux qui répandent des rumeurs disant que le virus est déjà là ; notamment dans l’opposition. « C’est un comportement antipatriotique » dit-il.  Le premier ministre mauricien a aussi rappelé les tarifs aériens  avantageux pour les réunionnais… Evidemment, cela tant que le virus n’entre pas à la Réunion non plus.
En attendant, les temps sont durs, et le chef du gouvernement mauricien a demandé une baisse des dépenses publiques de 10% au moins. Les fêtes de l’Indépendance la semaine prochaine se feront sans banquet ni garden-party.




MADAGASCAR

La direction de l’hôpital qui abrite les personnes en quarantaine commence à tirer la langue. Les finances manquent.


Hier on se posait la question de qui paie pour les quarantaines (ou plutôt les « quatorzaines ») imposées à Madagascar à ceux qui arrivent des pays initialement infectés par le virus. Eh bien, c’est le budget de l’hôpital lui-même. Le CHU d’Anosiala  prend en charge les frais de séjour, les repas, les matériels de protection des patients. 28 personnes sont déjà sorties de l’établissement, neuf y sont logés actuellement. Personne n’a été malade. Cette précaution, ce cordon sanitaire malgache,  atteint maintenant ses limites alors que 77 pays sont maintenant touchés par l’épidémie.



LA REUNION

La situation par rapport au Coronavirus est exactement la même qu’à Mayotte


Comme à Mayotte, l’île est en phase 1 de l’épidémie alors que la métropole est en phase 2. Comme à Mayotte, il y a de fausses rumeurs qui circulent sur des malades qui seraient cachés. Comme à Mayotte, l’ARS dit que tout est prêt dans les hôpitaux en cas de déclenchement de l’épidémie. Les consignes d’information à l’aéroport sont les mêmes. Il y a enfin une différence de taille par rapport à Mayotte : entre quatre vols directs par jour relient Paris à la Réunion, donc le risque d’introduction du Coronavirus est beaucoup élevé qu’ici.



TANZANIE

Les autorités tanzaniennes annoncent une campagne de lutte contre l’immigration clandestine


Il y aura des patrouilles sur les marchés, les sites de débarquement de poisson, des descentes dans les hôtels, les gares routières et ferroviaires. « Tous les lieux publics  verront un renforcement des contrôles d’identité » annonce le vice ministre tanzanien de l’intérieur Hamad Masauni. « Alors que le pays se prépare pour les élections générales d'octobre 2020, nos agences de défense et de sécurité doivent commencer à sévir contre les immigrés clandestins, en particulier dans les régions frontalières » déclare le ministre. Les ressortissants du Congo et du Burundi sont les plus nombreux parmi les sans-papiers. Certains transitent là pour arriver à Mayotte. La région de Kigoma, sur le lac Tanganyika, a reconduit 3 992 étrangers pendant l’année 2019. Un chiffre très inférieur à celui de Mayotte où 27 000 personnes ont été reconduites.

 
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