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Mansour Kamardine député L.R. a accordé un grand entretien à Emmanuel Tusevo. "Pour Mayotte, un département français à part entière", c'est véritablement l'esprit de cet échange exclusif que l'on vous propose. 

"Ce qui se fait sans toi, se fait contre toi"

Mansour KAMARDINE, député L.R. de Mayotte a décidé de multiplier, sans répit, les assauts vers l'exécutif (le gouvernement) pour conjurer le sort subi depuis longtemps par Mayotte, son territoire oublié, négligé, abandonné par les pouvoirs publics parisiens et devenu depuis mars 2011 un département français en perpétuel retard de développement.
Il ne veut plus rien laisser passer concernant les enjeux de croissance et de progrès de son île, 101ème département français dans l'Océan indien.
 
"Le plan Mayotte du gouvernement ne parle pas aux Mahorais car il ne reprend pas les demandes principales des acteurs locaux"
 
Mansour KAMARDINE ratisse large sur tous les sujets, aussi bien à l'Assemblée Nationale que dans les médias. A l'occasion du récent voyage à Mayotte de la ministre des Outre-mer, Annick GIRARDIN, venue faire un bilan d'étape sur le plan Mayotte du gouvernement, Mansour KAMARDINE n'a pas mâché ses mots :
 
"Le plan Mayotte proposé par le gouvernement ne parle pas aux Mahorais" a-t-il déclaré, tout en rappelant que le Président de la République, Emmanuel Macron, a eu l'occasion de dire, au moins à deux reprises, que "les engagements du gouvernement pour Mayotte pendant le quinquennat sont ceux qui sont portés dans le cadre du plan Mayotte" de mai 2018.
 
Mansour KAMARDINE persiste et signe :

"C'est un plan qui est en deçà des attentes, qui n'engage pas assez Mayotte vers l’avenir. C'est la raison pour laquelle j'ai initié une proposition de loi de programme que j'ai remise à la ministre Annick GIRARDIN. A charge pour elle de la remettre au Président de la République afin qu’il ait la vision des Mahorais. Si aujourd'hui, nous connaissons tant de problèmes à Mayotte, c'est tout simplement parce que pendant très longtemps, nous avons laissé les gouvernements successifs et des fonctionnaires décider à notre place de ce qui était important pour nous. Je crois que cela doit changer." a martelé le député KAMARDINE.

 

Proposition d'une loi de programme par Mansour KAMARDINE

 
"Ce qui se fait sans toi, se fait contre toi", a dit un combattant politique. Conscient qu'il revient aux Mahorais de faire des propositions pour l'avenir de leur département, Mansour KAMARDINE a préparé une proposition de loi de programme qui se décline autour des grands axes de développement de Mayotte: développement des infrastructures, égalité sociale, protection de l’environnement et redressement des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales.
 
:: Développement des infrastructures
 
Le député L.R. de Mayotte veut mettre le gouvernement devant ses responsabilités. Il place le volet du développement des infrastructures du territoire en première position de sa proposition de loi.
 
:: Piste longue de l'aéroport de Mayotte
 
Mansour Kamardine met les points sur les " i " : 

La réalisation de la piste longue convergente de l'aéroport de Mayotte à Pamandzi ne pose aucun problème financier. Son financement pourrait être quasiment assuré avec l'intervention de l'Union européenne avec éventuellement un prêt de l'AFD et une subvention de l'Etat. Cette réalisation dépend en fin de compte de la volonté politique.

explique -t-il.
 
:: Développement du port de Longoni
 
S'agissant du développement du port de Longoni, Mansour KAMARDINE rappelle que tout le monde est d'accord pour l'évolution du statut de cette infrastructure portuaire afin de lui donner une capacité régionale et en faire un atout au bénéfice de Mayotte dans sa région.
 
:: Infrastructures routières
 
Mansour KAMARDINE souligne l'importance d’être doté d’infrastructures routières en capacité d’accueillir l’augmentation des flux, car, insiste -t-il, "sans facilité de mobilité, il n'y a pas et il n'y aura pas de développement durable à Mayotte."
 
:: N.T.I.C. , porteuses du développement
 
Mansour KAMARDINE met un accent particulier sur l'extension de l'internet et surtout du haut-débit sur l'ensemble de l'île. Pour lui,

Aujourd'hui, les informations nécessaires au développement passent par l'internet. Mayotte ne peut donc pas rester en dehors des Nouvelles Technologies de l'Information et de La Communication ( N.T.I.C. ) qui sont porteuses de développement économique, social et culturel, notamment à l’attention des jeunes.

Volet social de la proposition du " projet de loi Mansour KAMARDINE "

 
Mansour KAMARDINE insiste sur l'urgence d'appliquer dans les meilleurs délais possibles les mesures prévues pour l'amélioration des conditions de la vie sociale des Mahorais, notamment en ce qui concerne l’extension à Mayotte :
 
  • de l'égalité salariale
  • du code de la sécurité sociale
  • de la CMU et de la CMU-C
  • du code de la santé
  • de la revalorisation des retraites et la retraite complémentaire : 
 

Il est inadmissible, lorsqu'on a travaillé 40 ans, de toucher 200 à 400 euros de retraite, c'est insupportable, c'est inacceptable.

s'insurge Mansour KAMARDINE qui précise "qu’il s’agit de respecter la parole de l’Etat, en particulier les engagements publics du président François HOLLANDE de 2014
 

Emmanuel MACRON a omis les promesses de François HOLLANDE envers Mayotte

 
Emmanuel Tusevo Diasamvu : Vous évoquez les promesses de François HOLLANDE envers Mayotte. Est-il vrai que la continuité de l'Etat ne s'est pas opérée sous la présidence d'Emmanuel MACRON en ce qui concerne les nombreuses promesses de son prédécesseur François HOLLANDE envers Mayotte ?
 
Mansour KAMARDINE : Le président MACRON avait pris l'engagement de veiller au respect de l'ensemble des engagements faits par le président HOLLANDE d'une manière générale. S'agissant de Mayotte, je constate que le président MACRON a complètement omis les engagements de François HOLLANDE pris, ici même, à Mayotte en août 2014. Je note au passage qu'à ce moment, Emmanuel MACRON était secrétaire général adjoint à l'Elysée. Pourtant François HOLLANDE avait annoncé clairement qu'il y aurait l'égalité salariale entre Mayotte et la métropole à compter du 1er janvier 2015. Cinq ans plus tard, l'égalité salariale n'est pas là.

François HOLLANDE avait annoncé également la mise en place de la CMU et de la CMU-C. Cinq ans plus tard, elles ne sont toujours pas applicables à Mayotte. Il avait annoncé, aussi, une amélioration du planning vers l’égalité sociale, notamment en réduisant les délais qui étaient fixés pour certains à 2036. Là encore, cinq ans plus tard, rien n'a été fait. Autrement dit, oui, nous avons un Président de la République qui, manifestement, depuis deux ans, n'est pas enclin à honorer les engagements pris par son prédécesseur, alors même qu’il était en tant que secrétaire général adjoint de l’Elysée puis en tant que ministre de l’économie au cœur du précédent pouvoir.

C’est dommageable aux Mahorais mais dommageable, aussi, pour la crédibilité de la parole de la France. Il y a une rupture dans le respect d’un principe de droit fondamental qui est enseigné sur les bancs de toutes les Facultés de France et de Navarre, ce qu'on appelle le principe de ROLLAND. "
 
E.T : Le principe de ROLLAND, de quoi s'agit-il exactement ?
 
MK : ROLLAND était un commissaire de gouvernement au Conseil d'Etat. Il a défini les trois grands principes qui doivent gouverner l'action publique de l'Etat : l'égalité, la continuité et la mutabilité. L’égalité est l’égal accès au service public des usagers et l’égal accès à la fonction publique. La continuité est la garantie d’un fonctionnement correct et sans interruption des services publiques qui tendent également à réaliser ce qui a été décidé et donc à achever ce qui a été commencé mais qui n’a pas encore été finalisé.

La mutabilité, consiste à faire évoluer le service public en fonction des évolutions technologiques et de la société, c’est-à-dire à l’adapter à son temps. A Mayotte, ces trois grands principes sont manifestement violés. Je préconise l’application dès le 1er janvier 2020 du code de la sécurité sociale et la fixation d’un agenda clair et resserré de 12 mois pour l’alignement des droits sociaux sur ceux de la Métropole et de 24 mois maximum pour l’ouverture des droits et dispositifs sociaux qui ne sont pas encore appliqués à Mayotte.

Volet environnemental

© Andry Rakotondravola

 
Mansour KAMARDINE préconise également que tous les moyens soient mis en oeuvre pour protéger l'environnement de Mayotte qui est superbe : protection du lagon par l’assainissement de toutes les eaux usées, protection et sécurisation de la production d’eau potable avec une 3ème retenue collinaire, amélioration de la collecte et valorisation des déchets, lutte contre le réchauffement climatique avec le passage en dix ans à une production électrique solaire zéro carbone, politique offensive de préservation des zones naturelles et agricoles. Le député considère qu’il y a urgence environnementale et veut faire de Mayotte un territoire exemplaire et pilote au niveau national.

La lutte contre l'immigration clandestine, une impuissance de l'Etat

 
Toute personnalité politique métropolitaine dont les prérogatives se rapportent au pouvoir régalien concernant l'immigration clandestine a droit, au cours de son séjour à Mayotte, aux questions de la presse et de la population sur les méthodes, les résultats de la lutte contre l'immigration clandestine. La ministre des Outre-mer n'y a pas échappé.
 
Annick GIRARDIN a eu ce que Mansour KAMARDINE qualifie de  "phrase malheureuse" en répondant que "finalement, elle n'y peut rien" Mansour KAMARDINE estime que c'est un mauvais message que Annick GIRARDIN a envoyé à tout le monde.
 

Les Mahorais, eux, savent comment lutter contre l'immigration clandestine. Jusqu'ici, ils ont respecté la loi. Je souhaite que l'Etat s'engage davantage dans la lutte contre l'immigration clandestine, en mer, sur terre et en prenant les dispositions législatives adéquates.

a -t-il déclaré.
 
Emmanuel TUSEVO DIASAMVU : Monsieur le député, on a l'impression que tout a été essayé pour juguler cette immigration clandestine, notamment avec des radars mais rien n'y fait. Vous êtes né ici. Que proposez-vous, en fin de compte, en tant que député de votre pays ?
 
Mansour KAMARDINE : Je pense à un repositionnement stratégique de nos forces afin de nous rapprocher des lieux de passage des kwassas, notamment avec un positionnement de la PAF à Longoni, un positionnement militaire à l'îlot de M'Tsamboro et la permanence en mer d’un bateau de la marine pour dissuader les kwassas de venir. A cet égard je demande que le premier des patrouilleurs de nouvelle génération de la Marine Nationale Batismar soit affecté, dès sa mise à l’eau, à Mayotte. Je demande également que Mayotte soit choisie pour être une base d’expérimentation du programme de l’armée en cours de développement de drones marines. Il convient aussi de déployer un système de drones aériens avec vision nocturne de façon à surveiller les côtes au plus près. Enfin, l’élargissement du champ d’action de Frontex à Mayotte avec un déploiement de gardes côtes peut être défendu à Bruxelles.
 
Nous le voyons bien, il y a encore tout un arsenal de possibilités. Les marges de manœuvres sont importantes y compris en poursuivant l’adaptation législative aux spécificités locales. A cet égard je viens de déposer à l’Assemblée Nationale une proposition de loi qui vient compléter le dispositif et cela en coordination avec la majorité sénatoriale qui elle-même vient de déposer également une proposition de loi quasi identique.
 

Sécuriser Mayotte, c'est assurer la souveraineté française 

 
Mansour KAMARDINE : Sécuriser Mayotte, c'est assurer la souveraineté française à Mayotte. Or les questions de souveraineté sont des questions d'importance majeure. Aussi, tout doit être mis en œuvre pour affirmer la souveraineté française et européenne à Mayotte et dans nos zones économiques exclusives du canal de Mozambique.
 

Incohérences de l'Etat dans la lutte contre l'immigration clandestine

 
Emmanuel TUSEVO : La ministre des Outre-mer reproche aux Mahorais de contribuer à la persistance de l'immigration clandestine en faisant travailler les immigrés clandestins.
 
Mansour KAMARDINE : Annick GIRARDIN dénonce à juste raison le comportement des Mahorais qui emploient les immigrés clandestins. Moi aussi, j'ai eu l'occasion de le dénoncer, y compris publiquement lors des manifestations de septembre 2017. Mais je crois que dans cette affaire, l'Etat manque de nouveau de cohérence. Tout d’abord parce que l’ordre public et la Justice sont des politiques régaliennes qui sont du ressort exclusif de l’Etat. Il lui appartient donc de donner à la Justice les moyens de faire respecter le droit.
Une autre incohérence de l’Etat est créer un véritable appel d’air à l’immigration en faisant en sorte que pour les étrangers irréguliers, si je puis me permettre, "ici on rase gratis".
Aujourd'hui, quand on observe l'action du gouvernement, on constate qu’il participe bel et bien à un appel d'air à l'immigration clandestine au moins dans 3 domaines :
 
Dans le secteur médical :
En rendant tous les actes médicaux gratuits, le gouvernement favorise la venue de gens qui veulent se rendre à Mayotte pour se soigner, y compris pour des simples céphalées.
Nous sommes des humains et savons que s'il s'agit de cas d'urgence vitale, c'est normal que les gens soient soignés. Mais nous estimons que rendre l'hôpital gratuit pour tout le monde, quel que soit l'état de santé, c'est un appel d'air manifeste à l'immigration clandestine.
 
Dans le secteur scolaire :
En programmant la construction de plus de 600 salles de classe, le gouvernement envoie un message clair aux candidats à l’immigration clandestine : venez à Mayotte, l'Etat français va scolariser tout le monde.
 
Dans le domaine de l'habitat social : 
L'Etat a décidé de favoriser la construction de logements sociaux. Ce faisant, ce seront les immigrés qui occuperont ces constructions. On incite donc bien les gens à aller à Mayotte, dans un premier temps clandestinement et puis après régularisation à avoir accès à des logements.
Je crois qu'il y a un minimum de cohérence à avoir du côté de l'Etat. Son rôle n’est pas de dénoncer les citoyens aux comportements discutables mais de lutter contre ces dits comportements. Surtout et en premier lieu, l'Etat doit se regarder le nombril et se dire qu'il ne peut pas continuer décemment à créer de multiples appels d’air à l’immigration.
Bien évidemment, on me dira qu’en construisant des écoles, des logements sociaux, cela donne de l'activité et du travail à nos entreprises. Mais je doute que ce soit la vocation première de l’éducation nationale.
 
Emmanuel TUSEVO : Monsieur le député Mansour Kamardine, avant de terminer cet entretien, est-ce que vous voulez bien préciser davantage ce que vous entendiez au départ en disant qu'il y a un plan Mayotte du gouvernement qui ne parle pas aux Mahorais ?

 
Mansour KAMARDINE : Je pense avoir été assez clair notamment en dénonçant les mesures du plan Mayotte du gouvernement qui consistent avant tout à gérer les échecs, les manquements et la mollesse des politiques de maîtrise des frontières.
Les Mahorais considèrent que les constructions de salles de classe, les consultations, les hospitalisations et les médicaments gratuits, au lieu de répondre à leurs attentes favorisent l’immigration. Dans le même temps, on refuse aux Mahorais l’alignement des minimas sociaux, des retraites, des allocations sociales, au prétexte qu'il y a trop d'immigration ! C’est le serpent qui se mord la queue. Le temps est venu que l’Etat balaie devant sa porte et soit cohérent : contrôle des frontières, sécurité publique et égalité sociale.
La mise en concurrence des français les plus pauvres avec des étrangers encore plus pauvres est une indignité. Cette politique de mise en concurrence des pauvres contre des pauvres est une infamie. Je ne cesse de le dénoncer et j’ai le sentiment que de plus en plus de mes collègues députés commencent à percevoir le machiavélisme de certaines politiques. Les rangs des défenseurs actifs de Mayotte, au fur et à mesure et sur tous les bancs de l’Assemblée Nationale, grandissent. Il y a donc l’espoir de desserrer l’étau qui écrase les Mahorais.

Encourager les Mahorais à être fiers d'être français chez eux

 
Emmanuel TUSEVO : Encore une fois, qu'est-ce que vous, Mansour Kamardine, enfant du pays, vous proposez ?
 
Mansour KAMARDINE : En réaction à toutes les situations que j'ai décrites, les Mahorais sont contraints de quitter leur territoire pour pouvoir chercher une meilleure qualité de vie ailleurs.
L'Etat ne fait rien pour les encourager à espérer dans leur pays, dans leur gouvernement, dans leur Nation. C'est pourquoi je propose que nous agissions fortement dans l'amélioration de l'habitat existant. La CAF qui finance les loyers des étrangers, pourrait aussi subventionner l’amélioration des habitations appartenant aux Mahorais. Ce serait une grande politique d'encouragement à l'accession à la propriété et à l’amélioration du cadre de vie des natifs. Cela les inciterait à rester à Mayotte et les conforterait dans leur fierté d'être ce qu’ils sont, c'est-à-dire français de Mayotte.
 

NON à l'économie de transit... KARIVENDZE

 
Emmanuel TUSEVO : Vous stigmatisez aussi ce que vous appelez l'économie de transit ?
 
Mansour KAMARDINE : Oui, je dis bien qu'il faut éviter de développer à Mayotte une économie de transit. Pendant très longtemps, les gouvernements, ont tout mis en oeuvre pour empêcher le développement de l'habitat, en réduisant les subventions. Après les manifestations de 2018, le gouvernement a décidé de construire de l’habitat social en nombre. Cela conduit des organismes nationaux à venir à Mayotte pour capter la manne financière qui sera consolidée dans les comptes en métropole.
Pour ma part, je souhaite que les moyens financiers qui sont mis au service du développement de Mayotte restent sur place pour augmenter la circulation monétaire locale et créer des emplois pérennes à Mayotte.

Les Mahorais ont désormais leurs regards et leurs espoirs tournés vers la visite du président Emmanuel MACRON à Mayotte


 

2017, Emmanuel Macron en meeting présidentiel à Mayotte


Emmanuel TUSEVO : Christophe CASTANER, ministre de l'intérieur et Annick GIRARD, ministre des Outre-mer viennent de séjourner successivement à Mayotte. On sait qu'ils sont venus beaucoup plus pour préparer l'arrivée du président Emmanuel MACRON à Mayotte initialement prévue en juin puis reportée en septembre. Quelles sont vos attentes à vous, Mahorais, de la part du président de la république ?
 
Mansour KAMARDINE : Nous espérons que le Président de la République nous apportera des réponses concrètes et précises sur l'ensemble des grands dossiers du département : développement économique, égalité sociale, développement éco responsable, amélioration de la qualité de vie, maîtrise des flux migratoires. Tous ces dossiers sont générateurs d’emplois et il se trouve que la jeunesse de Mayotte ne demande qu’à travailler pour faire sa vie. A cet égard, l’annonce du lancement de la construction de la piste longue convergente à l’aéroport ouvrirait d’importantes perspectives d’emplois et serait la mèche qui ferait entrer Mayotte dans le cercle vertueux du développement durable.
 
EMMANUEL TUSEVO DIASAMVU