Place de la République: précarité et incertitude au quotidien

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La situation dans le camp des expulsés de la Place de la République est de plus en plus intenable. Les conditions d’hygiène se sont détériorées et la peur de voir débarquer des militaires pour les déloger est permanente.
Ce mardi matin, des policiers sont venus très tôt procéder à un recensement, mais ils se sont vus refuser l’accès par le service de sécurité des associations qui gèrent le « camp ».
Les raisons avancées sont simples : la consigne est de ne laisser entrer personne en l’absence des responsables des associations, et   des comoriens auraient été arrêtés à l’intérieur même du camp pour être reconduits aux frontières. Il est vrai que des personnes ont été emmenées par les policiers, mais l’on explique qu’il s’agit de personnes en situation irrégulière et qui ont demandé à repartir.
Mais, il y a des situations pour le moins causasses. Des comoriens en situation régulière ; c'est-à-dire, qui possèdent des cartes de séjour, demandent à être renvoyés, or, ceux-là  peuvent d’ailleurs aller payer eux-mêmes leurs billets d’avion, puisqu’ils ne peuvent pas être mises à la porte de la France.
Un impressionnant cordon sécuritaire de la police nationale entoure la Place de La République.
Aujourd’hui, le nouveau gouverneur de l’île d’Anjouan avait pris la décision de refuser tout débarquement de personnes renvoyées de Mayotte. Une promesse de campagne selon toute vraisemblance.
Les autorités mahoraises étaient donc contraintes à garder Les étrangers en situation irrégulière arrêtés sur le département au centre de rétention de Pamandzi.
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Centre de rétention administrative de Pamandzi
Mais dans l’après-midi, l’interdiction a été levée par Moroni.