Présidentielle : Il reste cinq jours pour convaincre

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Les 12 candidats
Les 12 candidats (de gauche à droite) : Nathalie Arthaud, Fabien Roussel, Emmanuel Macron, Jean Lassalle, Marine Le Pen, Eric Zemmour, Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo, Yannick Jadot, Valérie Pécresse, Philippe Poutou et Nicolas Dupont-Aignan. ©AFP
Nous sommes dans la dernière semaine avant le 1er tour. Dès le vendredi 8 avril à minuit, les candidats auront l’obligation de se taire pour laisser les électeurs réfléchir. Ce week-end a été mis à profit par les têtes d’affiche pour de grands rassemblements.

Pour la première fois Valérie Pécresse descend en dessous de 10% dans les sondages. Mais la candidate LR affirme qu’elle n’y croit pas du tout : « Nous allons faire mentir les sondages ! » s’est-elle  exclamée hier dès le début de son discours au palais des expositions de la Porte de Versailles à  Paris. Valérie Pécresse a appelé à « la révolte contre les scénarios écrits d’avance ».

La candidate LR a chauffé la salle sur un ton plus énergique qu’à son habitude, pendant que la foule scandait « on va gagner ! ». Elle s’est adressée à ses électeurs qui seraient tentés de voter Macron. « La vraie droite c’est nous », « Nous représentons l’ordre face à l’angélisme du président sortant ».

Il y a eu un moment de malaise dans ce meeting : Le nom de Nicolas Sarkozy a été hué, sifflé par les militants LR. C’est une première. L’ancien président Sarkozy a évité tout soutien à la candidate de son parti. Il n’a pas voulu venir à son meeting. Beaucoup en concluent que Sarkozy va soutenir Macron, sans le dire ouvertement pour le moment.

Emmanuel Macron reprend le slogan « la force tranquille »

La tonalité était plutôt à  gauche samedi au meeting de la majorité à Nanterre. Emmanuel Macron allant jusqu’à reprendre un slogan de Philippe Poutou en parlant des personnes âgées : « leurs vies valent plus que tous les profits » a lancé Emmanuel Macron.

Son discours a été une charge contre l’extrême droite : « je défends la force tranquille – (c’était le slogan de Mitterrand en 1981) –  la force tranquille de la fraternité contre ceux qui prônent le grand rabougrissement », en réponse au « grand remplacement évoqué par Eric Zemmour. Un discours plus écologiste aussi, affirmant que la France sera « la première nation au monde à sortir des énergies fossiles ».

Il a mis en garde contre l’excès de confiance dans sa victoire, rappelant ce qui s’était passé avec le Brexit que chacun croyait improbable. « Je ne veux ni l’arrogance, ni le défaitisme, je veux la mobilisation générale » a clamé Emmanuel Macron  

Jean-Luc Mélenchon a rassemblé une grande foule à Toulouse

C’était un meeting sur la place du Capitole par un froid vif, il faisait seulement six degrés dans la capitale de l’Occitanie. Le leader de la France Insoumise a qualifié le discours de Macron de « festival de bobards ». « Il faut bloquer les prix,  venir au secours des gens qui n’ont peuvent plus et sont pris à la gorge. Mélenchon croit toujours dans sa présence au second tour. Le choix de Toulouse n’est pas un hasard. Il avait été en tête du 1er tour de 2017 dans la ville rose. Mélenchon a prévu un autre meeting à Lille demain mardi, où il se décuplera en hologramme dans plusieurs villes de France.  

Marine le Pen sillonne la France en autobus

La candidate a choisi de ne pas faire de grand meeting ce week-end. Elle préfère s’arrêter dans les villages, sur les marchés, quelques bains de foule,  des poignées de main, et une multitude de petites conférences de presse. Elle est accompagnée d'une trentaine d’élus du Rassemblement National pour cette déambulation dans la France profonde. Marine le Pen prévoit cependant un meeting final jeudi à Perpignan, ville tenue par son parti.  

Eric Zemmour viré d’un terrain de foot

Le candidat de « Reconquête ! »  s’est rendu avec ses militants, en tenue de footballeur sur un terrain appartenant à un club créé par Zinedine Zidane près d’Aix en Provence. Mal lui en a pris, car au bout de quelques coups de pieds dans le ballon, il a été expulsé par le frère de Zinedine Zidane qui n’avait pas été prévenu de cette opération de propagande.