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Revue de presse régionale du 23 mars

La presse comorienne revient sur le refoulement du bateau « Gombessa » qui transportait mercredi soir les expulsés de Mayotte.

  • Bruno Minas
  • Publié le , mis à jour le

COMORES - MAYOTTE

La presse comorienne revient sur le refoulement du bateau « Gombessa » qui transportait mercredi soir les expulsés de Mayotte.

Le navire Gombessa avec 93 passagers expulsés est arrivé mercredi soir vers 20H00 au port de Mutsamudu à Anjouan. Le capitaine du port n’a pas autorisé l’accostage de ce navire en vertu de la circulaire du ministère comorien des transports qui était sortie quelques heures plus tôt, interdisant aux compagnies maritimes et aériennes d’embarquer des personnes refoulées de Mayotte vers les autres îles de l’archipel.
Par ailleurs, ajoute le quotidien « Al Watwan », le porte-parole du gouvernement, Mohamed Daoudou a annoncé que le gouvernement comorien va poursuivre ses mesures de surveillance au niveau des côtes pour stopper le flux des embarcations qui quittent les autres îles à destination de Mayotte.
Il a précisé que  « si un comorien vivant dans l’ile comorienne de Mayotte souhaite se rendre dans l’une des îles qui composent l’Union des Comores, il doit le faire en toute âme et conscience, mais pas sous la pression ».

Dans « Al Watwan » toujours : cet appel à sortir de la crise du fondateur du « comité Maore », Idriss Mohamed

« L'insécurité à Mayotte tire ses origines dans la misère d'une partie de la population et dans les milliers d'enfants abandonnés devenant des adolescents sans avenir et basculant tout naturellement dans une délinquance brutale à la mesure de leurs ressentis ».

« Les mesures dites anti-immigration sont inopérantes, elles ne parviennent pas et ne parviendront pas à empêcher les Comoriens des autres îles de se rendre à Mayotte »

« Seul un examen au fond de ces questions pourra ouvrir des perspectives de développement de tout l'Archipel et de paix dans la zone sud-ouest de l'Océan Indien. Et cela dépend principalement des gouvernants français. » « Le président Macron est-il informé de la situation ? Saura-t-il répondre aux exigences de l'heure? Va-t-il innover en prenant l'initiative de négociation sérieuse sur le fond de la question mahoraise ou va-t-il suivre les sentiers battus improductifs de ses prédécesseurs ? On le verra dans les prochains jours et on mesurera son envergure et sa dimension politique ».


MAURICE

Trois congolaises sont en détention à l’île Maurice dans une affaire de faux papiers.

Les trois congolaises avaient été arrêtées mardi au comptoir de l’immigration à l’aéroport de Plaisance. Soupçonnées d’avoir fourni de faux documents aux services d’immigration pour l’obtention d’un passeport mauricien, le journal « Le Mauricien » explique qu’elles s’apprêtaient à prendre l’avion pour l’Afrique du Sud. Selon le journal, « grâce au passeport mauricien, les Congolais peuvent avoir accès à plusieurs pays européens sans besoin de visa. La police a également arrêtés deux autres congolais dans cette enquête ainsi qu’une ressortissante mauricienne qui a les a aidés – contre rémunération-  à établir de faux documents.

LA RÉUNION

Autre affaire d’immigration, à la Réunion cette fois. Nous parlions hier de ces Sri-Lankais arrivés sur un radeau pneumatique.

Le Journal de l’Ile de la Réunion nous apprend que les six « naufragés » ont déposé une demande d’asile politique. Dans leurs premières déclarations, ils avaient dit que leur bateau avait fait naufrage, et qu’ils s’étaient donc retrouvés sur ce radeau de survie. La réalité est tout autre : ils ont payé leur transport à bord d’un cargo depuis le Sri Lanka, et le bateau les a largués à proximité des côtes réunionnaises. Ils ont payé leur passage 2 600 euros.
En rétention administrative, sous la surveillance de la Police de l’Air et des Frontières, les six sri-lankais ont pu se faire aider d’un avocat pour établir une demande d’asile.

TANZANIE

La Réunion est en alerte contre une épidémie de dengue. La dengue touche également la Tanzanie où les autorités  demandent à la population de Dar es Salaam de se prémunir contre une recrudescence de cette maladie.

Le journal « Citizen » raconte que sur 13 prélèvements sanguins envoyés dans un laboratoire de la ville, 11 sont revenus positifs. Les autorités demandent donc aux habitants de Dar es Salaam de ne pas tarder à se rendre dans un centre de santé s’ils ressentent de la fièvre, des maux de tête et des douleurs articulaires. Les symptômes de la dengue sont semblables à ceux du paludisme qui sévit encore dans le pays. Parfois, mais c’est assez rare,  le virus provoque aussi des saignements dans la bouche, les yeux, et les urines.
Il n’y a pas de vaccin ni de véritable traitement contre la dengue, on calme les douleurs et les fièvres. La maladie est transmise par le moustique aedes qui  pique à n’importe quelle heure,  contrairement à l’anophèle qui transmet le paludisme et ne pique que la nuit.
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