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L’enlisement des cases du Mwa Ka

politique
La mairie de Nouméa et le sénat coutumier ont lancé un nouvel appel à l’Etat pour le démontage des cases, baie de la Moselle. Le collectif "une tribu dans la ville" a lui, enclenché des travaux de consolidation des cases traditionnelles.
Le conseil d’administration du Port Autonome, présidé par Gilbert Tyuiénon, avait voté à l’unanimité, le 10 octobre dernier, la mise à disposition d’une portion de 6 000 m2 du quai Fed, située entre le ponton du Bético et le Musée maritime pour l’installation des cases du Mwa ka. Mais pour le moment, une seule case a été démontée, celle de l’aire Djubéa-Kapone (Djubéa-Kaponé est une aire coutumière de la Nouvelle-Calédonie, elle correspond à l’extrémité sud de la Grande-Terre et à l’île des Pins, et comprend les communes de Nouméa, même si le chef-lieu du Territoire ne contient aucune tribu, de Dumbéa, Païta, du Mont-Dore, de Yaté et de l’île des Pins), toutes les autres sont toujours installées au milieu de la Baie de la Moselle.

Et depuis quelques jours, on peut même constater que des travaux de consolidations sont effectués, le collectif "une tribu dans la ville" a d’ailleurs réaffirmé que "démonter une case signifie renier les fondements propres de la société Kanak qui n’envisage pas ce genre d’action, sacrilège pour la base de toute volonté de construire ensemble la famille, le clan, la tribu et le pays dans la perspective d’un destin commun".

Bien qu’isolé, car le "comité 150 ans après" et le sénat coutumier ont accueilli favorablement la proposition de déménager les cases sur le quai FED, le collectif "une tribu dans la ville" a  décidé de continuer de mener sa croisade en solitaire. Depuis le début de cette polémique, le haut-commissaire de la République a affirmé qu’il ne souhaitait pas faire intervenir les forces de l’ordre, pour procéder au démantèlement des cases,  sauf revirement rapide de l’Etat , l’affaire des cases du Mwa Ka semble impossible à résoudre.
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