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Le défenseur de l'environnement Nicolas Hulot en Nouvelle-Calédonie

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Nicolas Hulot et Cynthia Ligeard
Nicolas Hulot et Cynthia Ligeard au CPS ©NC1ère (Nathalie Daly)
Le président de la République François Hollande a quitté la Nouvelle-Calédonie mardi matin. Son envoyé spécial pour l'environnement, Nicolas Hulot, est encore sur place et son agenda affiche un programme de deux jours bien rempli sur le Caillou. 
Si le président François Hollande a quitté le territoire calédonien pour l’Australie mardi matin, il a laissé derrière lui son envoyé spécial pour la protection de la planète, Nicolas Hulot. 
 
Nicolas Hulot, qui était arrivé avec le président en Nouvelle-Calédonie dimanche, a participé lundi après-midi à la table ronde sur le changement climatique organisée à la Communauté du Pacifique de Nouméa, aux côtés du président François Hollande, du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, et des dirigeants du pacifique.
 
Si l’agenda du président français sur le territoire était bien chargé, celui de son envoyé spécial ne l’est pas moins. 
 
Mardi, Nicolas Hulot visite la mine Vulcain à la Tontouta, avant de se rendre dans la région de Bourail, à la tribu de Table Unio pour une rencontre avec les membres du comité de gestion de la zone côtière Ouest et l’association Bwara tortues marines. Dans l’après-midi, direction le site éolien de Plum, avant un point presse au Haut-Commissariat. 
 
Pas le temps de souffler non plus mercredi : Nicolas Hulot se rendra à Rivière Salée, à la découverte du projet mangroves, avant de rencontrer les élèves et les responsables du collège, lauréats du programme enseignement démarche développement durable. Il participera ensuite à une visite de la ferme d’holothuries à Boulouparis, avant un retour à Nouméa où l’envoyé spécial de François Hollande tiendra une conférence à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) avec la projection de son film « Le syndrome du Titanic ».
 
Reporter, écologiste, écrivain… Nicolas Hulot a plusieurs cordes à son arc.
 
Après avoir effectué de nombreux petits boulots, le jeune Nicolas Hulot est engagé comme photo-reporter en 1973 par le fondateur de l'agence de presse Sipa, Gökşin Sipahioğlu. Un travail qui lui permettra de sillonner un peu le monde. Il se fait ensuite connaître en faisant ses débuts à la radio, sur France Inter, et quelques temps plus tard, à la télévision. 
 
Sa carrière décolle à partir de 1985, quand l’émission phare Ushuaïa le fait connaître du grand public. C’est alors qu’il décide de s’engager activement dans la protection de l'environnement et fonde sa première fondation, la Fondation Ushuaïa en 1990. 
 
Au-delà de son engagement médiatique et au sein de la société civile, c’est aussi un engagement politique que poursuit Nicolas Hulot. En 2007, il envisage un temps de présenter sa candidature à l’élection présidentielle. Il finira par se retirer, mais pas sans avoir fait signer le Pacte écologique par la plupart des candidats des partis.
 
Fin 2012, Nicolas Hulot est nommé  "envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète" par François Hollande. "C'est une mission internationale diplomatique qui s'inscrit dans la tradition universaliste de la France", avait-il alors déclaré à la presse.
 
Lundi, Nicolas Hulot a pu s’entretenir avec les dirigeants océaniens présents à Nouméa. Alors que Paris doit accueillir en 2015 la Conférence mondiale sur le climat, les dirigeants ont interpellé le président François Hollande, insistant sur l’urgence de l’action climatique. 
 
L’urgence écologique, c’est justement le sujet du « Le syndrome du Titanic », le documentaire de Nicolas Hulot, qui dresse un portrait assez alarmant sur l'évolution de l'environnement et l'érosion de la biodiversité. 
 
Nicolas Hulot sera l’invité du JT de NC1ère mardi 18 novembre. 
 
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