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Le collectif «Femmes en colère» demande plus de moyens pour lutter contre les violences

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Mobilisation des femmes en colère après la mort de Corinne Wajoka, 22 août 2019
Les "femmes en colère" devant le haussariat le 22 août 2019. ©Nicolas Fasquel / NC la 1ere
Alors que se profile la Journée pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, marquée le lundi 25 novembre et même avant, le collectif prépare la marche prévue à cette date en diffusant une lettre ouverte. Il y réclame «de l'argent» pour lutter contre ce fléau en Nouvelle-Calédonie.
«Nous voulons de l’argent pour lutter contre les violences faites aux femmes.» La conclusion de la lettre ouverte rédigée par le collectif Femmes en colère est on ne peut plus claire. Le mouvement prépare une nouvelle marche, le lundi 25 novembre, Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Et en préambule, il appelle à un sursaut général : «Seules la mobilisation citoyenne et l’action publique peuvent permettre de faire reculer le chiffre record et indécent de la violence que subissent les femmes en Nouvelle-Calédonie.»
 

La question du budget

Le collectif dénonce trois féminicides dans le pays depuis le début de l'année, faisant référence aux drames de Bourail il y a quelques jours, du Mont-Dore en août et de Houaïlou en février. Il interpelle les collectivités. «Aujourd’hui, nous ne voulons plus de paroles mais des actes. Il faut absolument des moyens financiers à la hauteur du phénomène. Quel est le budget réel consacré à la lutte contre les violences faites aux femmes ?», interroge la lettre ouverte. 
 

Des mesures et une loi-cadre

«Le collectif "Femmes en colère" demande solennellement aux décideurs du pays de rendre publiques les données financières relatives à la lutte contre les violences faites aux femmes, qu’il s’agisse du budget de l’État, du gouvernement, des provinces [ou] des communes.» Il appelle à subventionner les associations qui œuvrent pour les droits des femmes à la hauteur des besoins. A «diversifier les financements de la lutte contre les violences», par exemple en sensibilisant les fondations privées. Et à la mise en place de «la loi-cadre promise dans les meilleurs délais avec le financement adéquat».

La lettre ouverte : 

  Lettre ouverte du collectif Femmes en colère by Coralie Cochin on Scribd

 

Rendu du Grenelle

La marche est prévue le matin du lundi 25 novembre, à Nouméa, avec des arrêts passant par le gouvernement, le Congrès puis le haussariat. Entre-temps, les conclusions du Grenelle territorial des violences faites aux femmes auront été présentées - c'est prévu samedi 23 novembre, à l'université. Des actions auront également été organisées, par exemple à l'échelle de la mairie du Mont-Dore le jeudi 21 novembre. 
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