Des assises de l’enseignement pour mieux accompagner les enfants

éducation
Salle de classe école Robert Abel Païta
Une salle de classe à Païta ©Caroline Antic-Martin / NC la 1ère
Sous l’impulsion de l’Asee, des assises de l’enseignement sont lancées fin octobre. Elles se poursuivront jusqu’en avril 2023 avec pour ambition de réunir tous les acteurs du secteur pour développer une politique éducative à l’image du pays.

Prendre des engagements communs pour répondre aux besoins de l'enfant : ce sera l’une des missions des assises de l'enseignement. Elles sont portées par l'Asee, l'alliance scolaire de l'église évangélique. Elles réuniront plusieurs partenaires, notamment les acteurs de la communauté éducative du territoire (vice-rectorat, DENC, Felp, DDEC), dès le 28 octobre prochain. Objectif : développer une politique éducative à l'image du pays. 
 

Le bien-être des enfants 

Créer une école à l’image de la Nouvelle-Calédonie : c’est toute l’ambition des prochaines assises de l’enseignement.
L’Alliance scolaire de l’église évangélique, porteuse du projet, souhaite être force de proposition, à commencer par le fait d’accorder du temps à l’enfant avant l’élève.
"L’axe principal, c’est le bien-être des enfants. Il y a la réussite académique, mais il faut aider ces enfants à évoluer dans tous les milieux, que ce soit le milieu urbain ou le milieu tribal" explique Patrick Eatene, responsable des services pédagogiques à l’Asee. "La difficulté qu’on a, c’est qu’on est aussi confrontés à une forme de crise de conviction et toutes les églises un peu sont touchées. Mais ces valeurs restent malgré tout".

Un enseignement plus inclusif

Les assises seront donc l’occasion d’apporter des pistes de réflexions et de prendre plus tard, des engagements communs, pour développer une réelle une politique éducative qui s’adapte à toutes et à tous ; à l’heure où la Nouvelle-Calédonie change elle aussi.  L’idée : faire en sorte que l’enseignement soit plus inclusif.
"L’évolution de la société suscite l’évolution des mentalités et l’évolution de la compréhension des enfants" note Philippe Wejieme, membre de l’Asee. "Le petit garçon de Lifou qui devait être dans la tribu à Lifou, il est dans un quartier à Nouméa. Donc il y a aussi toutes ces difficultés auxquelles nous devons répondre. C’est aussi l’environnement dans lequel l’enfant est". 

Des assises en plusieurs volets

Comment garantir la réussite des élèves calédoniens ? Qui doit-on former ? Quelle sera l’école de demain ? Autant de questions qui seront débattues aux Assises de l’enseignement, le 28 octobre prochain.
Deux autres temps forts de ces assises de l’enseignement, les 24 et 25 novembre avec "quels cadres pour demain ?" Et du 27 au 29 avril 2023 pour réfléchir à "quelle école pour quel projet de société ?"

Patrick Eatene, responsable du service pédagogique de l'Asee répond à Martin Charmasson et Laurent Corsi 

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