Un été flamboyant pour certaines espèces

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Floraison flamboyants
©Nc1ere
Cette année, les flamboyants connaissent une floraison remarquable. En cause : la longue période de sécheresse que traverse le territoire. Une aridité qu’affectionnent certaines essences. 
Leurs fleurs rouges symbolisent l’arrivée de l’été. Depuis le mois de novembre, les flamboyants ont surgi un peu partout dans le paysage. Parmi ces explosions vermillon, on compte quand même quelques taches jaunes… ces flamboyants-là, plus rares, se distinguent des autres. On pourrait croire à une variété d’une autre couleur, mais cette singularité relève plutôt de l’anomalie assure Bernard Suprin, botaniste. « Je dirais que c’est un accident, la plupart du temps, les flamboyants sont rouges, du foncé au plus clair mais parfois, il y a du jaune vif. Pour les personnes qui essaient de multiplier les jaunes en semant les graines, ça ne marche pas, parce que cela ne se transmet pas dans la descendance ». 
Flamboyants 2
©NC1ere
 

Pervenche de Madagascar


Arbre flamme d’Australie, Tabebuia au rose éclatant, frangipaniers aux couleurs variées… Cette année, Bernard Supri constate au cours de ses promenades des floraisons remarquables et c’est la sécheresse qui en est responsable. Si cette dernière possède son lot d’inconvénients, certaines espèces bien acclimatées, n’en souffrent pas. Au contraire, leurs fleurs n’en sont que plus abondantes. « Les plantes qui sont adaptées aux conditions très sèches, elles expriment toute leur splendeur, parce qu’elles sont bien. Elles réagissent en florissant abondamment, comme les flamboyants, les frangipaniers ou la liane jaune ». 

C’est le cas également de la pervenche de Madagascar, plante ornementale populaire dans les jardins. Sa sève, sorte d’épais latex blanc, lui permet de supporter le manque d’eau. « Elle est originaire de Madagascar et là-bas, elle pousse dans des conditions très arides. Ici, on la trouve à l’état semi-spontané, en arrière plage sur la côte ouest. Ce pied il est venu tout seul, on ne s'en est pas occupé et je pense que si l'on s’en était occupé, il serait beaucoup moins resplendissant », explique le spécialiste. Pour d'autres espèces, la sécheresse est une période de stress. Elles auront donc besoin des pluies de la saison cyclonique qui se profile, pour entamer leurs floraisons.

Le reportage de Laura Schintu et Cédric Michaut :
©nouvellecaledonie

 
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