Fidji : « on s'enfonce dans la boue jusqu'aux genoux »

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À Qamea, le village de Dreketi a été broyé par plusieurs coulées de boue. ©Fijivillage
Viti Levu, l'île-capitale, et d'autres provinces du pays, sont sous les eaux, après plusieurs jours de fortes pluies dues à une dépression tropicale. 
Une pluie torrentielle et ininterrompue s'est abattue pendant toute la nuit de dimanche à lundi sur l'île de Qamea, au nord-est du pays, dans la division nord. Le village de Dreketi a été quasiment rayé de la carte, recouvert de boue et de pierres, à cause de glissements de terrain.
 
« Lundi matin à 7h, on a eu la première coulée de boue, qui a enseveli une maison et la maison des hommes, raconte le pasteur du village, Mikaele Gawake, sur ABC. Ensuite, une deuxième coulée de boue a détruit l'école, 4 maisons, et l'infirmerie. Et puis la troisième était énorme. La boue a détruit tout un quartier, mais aussi toutes les canalisations d'eau et notre système de captage d'eau. Et maintenant, la moitié du village est sous la terre, on a du mal à se déplacer, parce qu'on s'enfonce dans la boue jusqu'aux genoux. »
 
Pendant ce temps-là, à Viti Levu, l'île-capitale, des routes principales sont bloquées par les inondations et les glissements de terrain. C'est la région de Nausori qui suscite le plus d'inquiétudes. La ville est située non loin de Suva, dans le sud-est de l'île. Le fleuve Rewa y menace de déborder. Nausori et son aéroport sont bâtis sur le delta. Dans cette zone, environ 500 familles ont du évacuer leur maison. Et Fiji Airways a redirigé ses vols vers l'aéroport de Nadi. 
 
Plusieurs centaines de Fidjiens ont pris refuge dans une cinquantaine de centres d'hébergement d'urgence à travers le pays. Certains des centres étaient déjà ouverts, car ils hébergent toujours plus de 3000 personnes qui ont perdu leur maison dans le cyclone Winston en février dernier. 
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