L'Éveil océanien persiste dans sa "troisième voie"

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Milakulo Tukumuli, le président de l’Éveil océanien.
Milakulo Tukumuli, le président de l’Éveil océanien. ©Dave Waheo Hnasson, Mirna Kilama et Lina Waka-Ceou
L’Éveil océanien présentera son projet d’avenir à l’État en octobre, à Paris. Un projet qui concilie la volonté d’indépendance pour la Nouvelle-Calédonie et le souhait de rester dans la République française.

Quelle sera LA solution politique puis juridique ? Tout dépendra du choix d’un statut définitif ou transitoire. L’Éveil océanien, lui, proposera sa solution politique à Paris, en octobre. Cette solution est basée sur un fait politique, les trois "non" aux trois consultations. Une solution qui prendra également en compte le droit à l’autodétermination, consacré par la constitution et le droit international.

"Notre vision, elle est assez simple. Les trois référendums ont dit 'non' à l’indépendance, ce qui signifie que le futur statut est indéniablement un statut dans la République française. On ne peut pas aller contre la démocratie, estime Milakulo Tukumuli, le président de l’Éveil océanien. Deuxième chose : le droit à l’autodétermination, c’est un droit constitutionnel et un droit onusien. C’est le droit des peuples à s’autodéterminer. À partir de ce moment-là, la question est : est-ce que le statut qu’on va décider est définitif ou transitoire."

"Non, pas maintenant"

Sur ce point, on sait que les indépendantistes veulent un statut définitif de pleine souveraineté et que les non indépendantistes veulent un statut définitif dans la République. Pour l’Éveil océanien, au vu de la démographie électorale actuelle, il faut concilier désir d’indépendance et maintien dans la France.

"Non pas maintenant, ça veut dire quoi? Quand on voit les résultats du référendum, on voit qu’on a une petite majorité face à une grande minorité et que le fait majoritaire dans notre pays ne marche pas, n’a jamais marché et ne marchera jamais, indique Milakulo Tukumuli. C’est-à-dire que ce n’est pas parce que c’est trois fois 'non' que les gens du 'oui' vont se plier. Et ce n’est pas parce que c’est une fois 'oui' que les gens du 'non' vont se plier. La question c’est : comment on arrive à concilier la volonté d’indépendance d’une partie de la population et la volonté de rester dans la République française."

Ce "non pas maintenant" sera proposé à Paris par l’Éveil océanien. Le FLNKS et les non-indépendantistes seront également en tête à tête avec l’État en octobre. L’État qui souhaite que ces bilatérales aboutissent in fine en une trilatérale. Comprenez, un comité des partenaires avec l’ensemble avec des élus calédoniens.

Milakulo Tukumuli était dimanche l'invité politique du JT, avec Steeven Gnipate. Entretien :

Milakulo Tukumuli invité du JT ©NC la 1ère