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Morgan Stanley : des prévisions contrastées pour le nickel

L’agence de prévisions de la banque américaine a publié une note d’analyse de la situation du métal de l’acier inoxydable et des batteries électriques. Son intitulé, "le dernier rallye du nickel" prévoit une stabilisation des cours, au moins dans l’immédiat.
 

Devant le siège de la banque Morgan Stanley à New-York. © AFP
© AFP Devant le siège de la banque Morgan Stanley à New-York.
  • Par Alain Jeannin
  • Publié le , mis à jour le
Morgan Stanley, dans sa note publiée lundi 11 février, indique que la hausse du nickel, qui a dépassé les 13.000 dollars la tonne la semaine dernière, ne devrait pas se poursuivre, au moins dans l’immédiat. "Nous nous attendons à ce que les craintes d’une baisse de la production de Vale au Brésil s’atténuent rapidement," le nickel revenant à des fondamentaux moins optimistes. Et la banque américaine de faire part de ses craintes concernant "la reprise saisonnière modeste de la consommation d’acier inoxydable" (au nickel ndlr) avec des stocks déjà élevés d’inox sur les marchés américains et européens. Enfin, Morgan Stanley précise que "les stocks de minerai de latérite de la Chine sont suffisants, autour de neuf millions de tonnes."

Pour le nickel, la banque américaine semble finalement hésiter entre deux données importantes. D’un côté, la production indonésienne de fontes de nickel pourrait augmenter en 2019, avec notamment la capacité de Tsingshan qui monterait à 250.000 tonnes. De l’autre, des stocks "exceptionnellement bas" de l’ordre de 200.000 tonnes dans les entrepôts du LME. En conclusion, "les cours du nickel sont susceptibles de rester très volatiles, mais nous sommes plus optimistes à moyen terme" conclu Morgan Stanley.

Ce lundi soir à Londres, les cours du métal qui est produit notamment en Nouvelle-Calédonie, évoluaient autour de 12.455 dollars la tonne, en baisse sensible de 0,91 %. C’est une autre note, cette fois du Shanghai Futures Exchange qui est à l’origine de ce coup de froid. Cette note, reprise par le négociant londonien Marex Spectron, indique que "les investisseurs envisagent la construction de 30 usines de nickel d’ici à 2022, dont 16 unités de fontes (NPI)", des fonderies concurrentes à bas coût des alliages de ferronickel haut de gamme calédoniens SLN et KNS. 
 

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