Dumbéen retrouvé poignardé en septembre 2019 : trois personnes ont été mises en examen pour assassinat 

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Maison brûlée, fait divers de l'assassinat d'Edgard Chenot, 25 septembre 2019
La maison avait en partie brûlé, ce 25 septembre à Auteuil. ©Laura Schintu / NC la 1ere
Neuf mois après la découverte, près d'une maison incendiée, d'un corps couvert de blessures à l'arme blanche, l'enquête a abouti à quatre interpellations. Trois personnes sont mises en examen pour assassinat, annonce le procureur de la République. Dont une ex-compagne de la victime.
C’était le matin du 25 septembre 2019, à Dumbéa. A la jonction d'Auteuil et de Yahoué, un homme de quarante ans était retrouvé mort près de sa maison en partie détruite par le feu. Fils d'une élue municipale, il présentait une vingtaine de plaies par arme blanche. Neuf mois plus tard, on apprend que «les investigations diligentées par la section de recherches de la gendarmerie de Nouméa sous l'autorité du magistrat instructeur ont abouti, ces derniers jours, à l'interpellation de quatre personnes».  
 

Un adulte, un mineur et une «ex-amie»

Selon le communiqué diffusé ce soir par le procureur de la République, un adulte, un jeune homme mineur et une ancienne compagne de la victime ont été mis en examen pour assassinat. «A cette heure, l'ex-amie et le mis en examen majeur ont été placés en détention provisoire sur décision du juge des libertés et de la détention», détaille Yves Dupas.
 

Non-dénonciation de crime

«Le débat devant ce même magistrat concernant le mineur est toujours en cours, le magistrat instructeur comme le ministère public ayant sollicité son placement en détention provisoire.» La quatrième personne est mise en examen pour non-dénonciation de crime. Elle a été placée sous contrôle judiciaire.
 

«Contexte d'expédition punitive d'une extrême violence»

«Les faits reprochés apparaissent s'inscrire dans un contexte d'expédition punitive d'une extrême violence», dévoile le procureur. L’aboutissement de neuf mois d’enquête, donc, qui ont mobilisé pas moins de quinze enquêteurs, «représentant un nombre très important d'actes de procédure», et 65 gendarmes intervenus pour les interpellations.