Une journée d'intempéries dans le Grand Nouméa

catastrophes naturelles grand nouméa
61d68d3006cb0_tour-horizon-intemperies-grand-noumea-frame-479.jpg
Inondations dans le Grand Nouméa. ©NC la 1ere
Dumbéa, Mont-Dore et Païta, les trois communes du Grand Nouméa sont sous l'eau. La circulation a largement été impactée quand certains administrés ont dû se réfugier dans des centres d'hébergement.

Le plan ORSEC a été déclenché sur l'ensemble du territoire, ce jeudi 6 janvier. Dans le Grand Nouméa, les fortes pluies ont provoqué crues et inondations. 

Dumbéa

Dumbéa, les pieds dans l’eau. La RT1 près du Calvaire, le Parc Fayard et la promenade Jules Renard qui mène à Nakutakoin dans le Nord de la commune sont impraticables. À la mi-journée, alors que la pluie ne s’arrête pas de tomber et que la marée est en train de monter, des habitants tentent à tout prix de regagner leur domicile. "On a essayé de prendre la route par Nakutakoin, mais nous sommes bloqués", témoigne une riveraine.

Située dans un bassin-versant, Dumbéa est à systématiquement victime des intempéries. Les radiers sont rapidement submergés, comme à Nondoué au radier des Charbonniers. À chaque inondation, le capitaine Bruno Chitussi, chef de corps de pompiers de Dumbéa, tente de dissuader les automobilistes de circuler. "Nous avons toujours des téméraires, ils se mettent en danger. À partir du moment où il y a un arrêté qui interdit la circulation, les automobilistes s'exposent à une amende d'intervention des sapeurs-pompiers", explique-t-il.

Mont-Dore

Au Mont-Dore, la rivière de la Coulée est sortie de son lit. Rien d’inhabituel lors des fortes pluies. Mais l’axe routier a été temporairement fermé à la circulation dans l’après-midi du jeudi 6 janvier

À Mouirange, dans le sud de la commune, la solidarité entre voisins s’organise. "On vient de déboucher la buse. Elle était bouchée par la boue et l'eau ne s'écoulait plus", décrit Mathieu Cochard, du haut de son engin de chantier. 

Païta

Plusieurs centres d’hébergement ont ouvert leurs portes. À Païta dès mercredi 5 janvier, cette habitante et son chien ont été accueillis à l’arène du Sud. "Le mauvais temps n'est pas parti, je vais rester là cette nuit", explique Ilalia Taugamoa.

Sur place, les agents municipaux font un point sur le stock de denrées alimentaires pour assurer le ravitaillement avant la fin de la journée. "Nous comptabilisons les produits de premières nécessités, les soupes, le café, le sucre ou les couches", témoigne Kusy Vaiagina, agent municipal.

L’arène du sud restera ouverte aux administrés de Païta jusqu’à la levée de la vigilance orange. Au Mont-Dore, deux centres d’accueil d’urgence sont également ouverts au Vallon Dore et à Boulari. Enfin, à Dumbéa, les habitants peuvent se rendre à l’école Paul Duboisé et au studio 56 à Koutio.

Regardez le reportage complet de Sheïma Riahi et Michel Marin :