Un couple de Calédoniens au cœur d’un probable féminicide à Toulouse

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Un couple de Calédoniens au coeur d'un probable féminicide à Toulouse
La jeune femme a été retrouvée morte dans son appartement de rue Aristide Maillol, à Toulouse. ©Capture d'écran Google Street View
Un homme a été placé dimanche en garde à vue à Toulouse, dans le cadre d'une enquête pour homicide. Sa femme a été retrouvée morte au domicile conjugal. Le jeune couple était originaire de Calédonie, a indiqué le parquet.

Une Calédonienne victime d’un féminicide à 16 000 km du Caillou ? C’est l’une des pistes envisagées après la découverte, dimanche 19 septembre, du corps d’une jeune femme de 23 ans dans le quartier du Mirail, à Toulouse. Son compagnon a été placé en garde à vue. Le procureur de la République a précisé à France 3 Occitanie que le couple était originaire de Nouvelle-Calédonie.

Une autopsie prévue

C'est d'ailleurs le suspect qui a alerté les secours, le matin même, en indiquant que sa compagne "se trouvait mal". Quand ils sont arrivés sur place, il était déjà trop tard. Les pompiers n'ont pu que constater le dèces de la victime, qui présentait notamment des plaies au visage. Une autopsie devait être pratiquée "en début de semaine", pour déterminer les causes de sa mort, a précisé le parquet. 

Trois enfants en bas âge

Leurs trois enfants, âgés de 4 ans, 2 ans et quelques mois, se trouvaient au domicile, lorsque les secours ont découvert le corps de la jeune femme. Le mis en cause, lui, avait "quitté les lieux avant l'arrivée de la police". Puis il s'est finalement présenté au commissariat de lui-même. Il était déjà connu de la justice pour des violences, commises en juin sur sa compagne. Il devait accomplir un stage de responsabilité pour les auteurs de violences intra-familiales. 

Une cagnotte en ligne a été ouverte au nom des proches de la jeune femme, pour aider financièrement l’organisation de ses funérailles et la prise en charge des enfants.

Les violences conjugales, un fléau en Calédonie

Dans un communiqué envoyé lundi soir, l’Uffo, l'Union des femmes francophones d’Océanie de Nouvelle-Calédonie, a tenu à présenter ses condoléances et son soutien à la famille. "Plus que jamais, nous nous devons d’être vigilantes et attentives. Engageons-nous pour aider ces femmes à briser leur silence", a indiqué l'association.

Avec près d'une femme sur cinq victime de violence conjugale au cours des douze derniers mois, la Calédonie affiche les pires chiffres à l'échelle nationale.