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Un an après l'attentat, journée d'hommage aux victimes à Nice

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©AFP
Le 14 juillet est aussi une date sombre. Il y a un an jour pour jour, des dizaines de personnes perdaient la vie lors d'un attentat sur la promenade des Anglais à Nice.
La ville de Nice a rendu hommage, vendredi 14 juillet, aux 86 personnes mortes lors de l'attentat survenu l'année dernière. Les secours venus en aide aux blessés et les membres des forces de l'ordre qui ont tenté d'arrêter l'assassin au camion ont également été décorés.

Serrant des mains, le président a rejoint à pied la Place Masséna pour la cérémonie à laquelle assistent également ses deux prédécesseurs François Hollande et Nicolas Sarkozy, qui l'ont accompagné dans l'avion présidentiel. Plusieurs de ses ministres et le Prince Albert de Monaco étaient également présents.


Macron à la rencontre des familles des victimes


Cette cérémonie s'est poursuivie avec un défilé militaire et le passage de la patrouille de France. A suivi un hommage aux victimes de l'attentat, avec notamment l'interprétation du chant Nissa la bella par le choeur des enfants et la chorale de l'opéra de Nice, des témoignages et une minute de silence. Les noms des 86 victimes ont en outre été lus.

Une autre minute de silence sera organisée dans la soirée, à 22h34, l'heure exacte de l'attaque il y a un an. Le chef de l'Etat rencontrera également dans la soirée les familles des victimes, à huis clos.

Des mots émouvants


C'était l'un des moments les plus émouvants de l'hommage rendu vendredi 14 juillet aux victimes de l'attentat de Nice. La cousine de Camille Murris, l'une des 86 personnes à avoir perdu la vie il y a un an, a lu devant la tribune installée place Masséna un texte déchirant. Intitulé Les étoiles pour témoins, il a été rédigé par Marek, ami intime de sa famille.

"Qu'ont vu [les étoiles], le 14-Juillet dernier, sur la promenade des Anglais ? Une soirée d'été au cours de laquelle les gens se rassemblent en nombre. (...) Un feu d'artifice comme on sait les faire à Nice. De la lumière, des couleurs, des yeux qui brillent, de la contemplation", a commencé cette jeune femme.


"Un camion a foncé dans la foule et a déchiré la France"


"Et puis le ciel s'est obscurci", a-t-elle continué. "Comme si la Nature annonçait les folies de tout en bas. Un camion a foncé dans la foule et a déchiré la France. L'onde de la mort fut terrible, de quoi faire taire son propre écho. Nous ne trouverons jamais les mots. Quatre-vingt-six anges se sont envolés trop vite, en plongeant la ville dans un silence figé, jusqu'au creux des vagues de sa mer noircie. Ce silence, nous l'entendons encore."

Et d'évoquer la situation, un an après. "Que verrons les étoiles au-dessus de nos têtes ce soir ? Une soirée d'été au cours de laquelle les gens se rassemblent en nombre. Une Fête nationale par laquelle on pleure la diversité de ses morts, l'infinité de ses victimes. Cette fois-ci, les personnes présentes auront du mal à rire, et encore plus du mal à rêver. Elles marcheront cependant dans la même direction : sur la Promenade de ceux qui ont perdu la vie."

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