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Malaise aux affaires sociales: la ministre à la rencontre de ses agents

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La rencontre entre Isabelle Sachet et les agents de la DSFE n'était pas ouverte aux médias.
©Nicolas Suire
La ministre de la famille et des solidarités Isabelle Sachet a reçu les équipes de la DSFE à la mairie de Pirae, vendredi après-midi. Une centaine d'agents sont venus exprimer leur mécontentement, quelques jours après le limogeage de leur directrice, Christiane Ah-Scha.
"Je suis une femme de coeur, une femme de paix. Je veux surtout nous remettre tous sur le chemin de la mission qui nous est confiée". C’est dans cet état d’esprit que la ministre de la famille et des solidarités est arrivée à la mairie de Pirae, où elle avait invité les agents de la DSFE (Direction des solidarités, de la famille et de l’égalité) à la rencontrer. Une centaine ont répondu à l’appel.

Isabelle Sachet avait provoqué une levée de boucliers en début de semaine, en limogeant la directrice de la DSFE, pourtant très appréciée de ses équipes. Plus de 130 agents avaient demandé son maintien. "J'ai perdu confiance" en Mme Ah Scha, a simplement commenté cet après-midi la ministre.

Le dispositif des "aidants fetii" au coeur de la polémique

Les syndicats exigent que 24 postes soient pourvus aux affaires sociales. Pour Isabelle Sachet, nommée en avril 2018, le maximum a déjà été fait.  "J'ai répondu à cette demande en leur donnant 12 postes. Dès que je suis arrivée, au premier budget, je les ai défendus (…) Pour les 12 autres que nous n'avons pas obtenus, je me suis battue pour que nous ayons des CDD" a déclaré Isabelle Sachet cet après-midi.

La ministre a également défendu le dispositif des "aidants fetii". L’un des motifs de discorde avec Christiane Ah-Scha portait sur le nombre de dossiers  "aidants fetii" traités par la DSFE, et jugé insuffisant par le ministère. Les syndicats dénoncent la pression des chiffres.

La ministre a défendu cette insistance ce vendredi. "Cet "aidant fetii" est une mesure qui est faite pour aider les familles, les matahiapo ou les handicapés qui se retrouvent seules à la maison, et c'est vraiment pour permettre aux uns et aux autres de la famille de rester liés à ce matahiapo. C'est le lien familial que nous essayons de mettre en avant" a expliqué Isabelle Sachet, qui se défend de privilégier cette mesure sur le reste de l’action sociale.

Le syndicat A tia i mua demande une nouvelle rencontre

Les réactions étaient contrastées à la sortie de la rencontre. "Il est plus qu'urgent que notre ministre rencontre les syndicats en comité restreint" a déclaré Claudine Laugrost, déléguée syndicale A tia i mua. Le syndicat n’exclut toujours pas le dépôt d’un préavis de grève.

"On a été entendu. Maintenant on va voir la suite", a commenté de son côté Tiare, éducatrice spécialisée à Mahina.

"Ce soir, je suis très heureuse, je vais passer un excellent week-end. J'ai réussi à poser le lien humain avec ce personnel qui me tient à coeur. Tout le monde part heureux ce soir" a conclu pour sa part la ministre à la sortie de cette rencontre à laquelle les médias n’ont pas pu assister.
 
Malaise aux affaires sociales, la ministre à la rencontre de ses agents

 
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