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Un an après, que sont devenus les sinistrés de la côte Est ?

intempéries tahiti
sinistrés côte est
©Polynésie 1ère / Cybèle Plichart
Plan de prévention des risques oblige, seuls les propriétaires situés en zone bleue ont pu bénéficier de fare MTR. Pour les autres, en zone rouge, des aides en matériels de construction et électroménager ont été tout de même attribuées. Reportage.
Tiria Pautu rentrait du travail lorsqu’il a découvert le désastre : sa maison emportée par la rivière. Par chance, c’est arrivé en plein jour, sa femme et sa fille ont pu se mettre à l’abri à temps. C’était le 12 décembre 2015. "C'est dur", confie au bord des larmes le père de famille.


Encore ému à l’évocation de ce souvenir douloureux, Tiria montre sa nouvelle maison en construction, à seulement cent mètres de l’ancienne, toujours près de la rivière, quartier Faurumai. Zone rouge ou pas, il a toujours habité là, c’est un terrain familial et la rivière sort très rarement de son lit. "On est nés ici, on ne veut pas quitter cet endroit", explique t-il.


Son nouveau petit fare prend forme petit à petit grâce au frère de sa femme qui y travaille tous les week end. Grâce à une aide matérielle – officiellement d’un million huit cent mille fcp– mais qu’il estime moins importante qu’annoncée, il a pu acheter le bois et tous les matériaux nécessaires. Une autre aide a permis aussi l’achat d’une nouvelle machine à laver, un frigidaire, un four, une table et des chaises.

sinistrés côte est
©Polynésie 1ère

La rivière est en train d’être enrochée.  Il aurait préféré qu’elle soit enrochée « en V ».

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©Polynésie 1ère

Quelques kilomètres plus loin, sa sœur Vaea Teaura’i, fait le point à la salle paroissiale Vai’ohe. Elle aussi a reçu l’aide nécessaire à la reconstruction de sa maison.

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©Polynésie 1ère / Cybèle Plichart

En revanche, ses cousins sont toujours en grande difficulté. 5 adultes et 7 petits-enfants n’en peuvent plus d’habiter là, surtout qu’ils viennent de perdre leur grand-mère …La douleur est vive, la colère aussi.  Ils ont décidé de quitter les lieux, quitte à être séparés. Les uns iront à Afaahiti, d’autres dans la famille à Tiarei. Vaea Teaurai à l’impression de vivre une injustice : pourquoi cette famille n’a toujours rien reçu des aides promises ?



Jean-Claude Apuarii, secrétaire général de la mairie de Hitia'a O Te Ra, sera l'invité du Ve'a et du JT de ce dimanche 18 décembre, sur Polynésie 1ère. Retrouvez également le reportage complet dans les journaux télévisés.
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