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Hao : suspension des travaux de dépollution

21 000 tonnes de terres, polluées aux résidus industriels, doivent être retirées de la zone d’implantation du projet aquacole. Les travaux ont été suspendus sur ordre du territoire

L'atoll de Hao © armées-polynésie.pf
© armées-polynésie.pf L'atoll de Hao
  • Par Hélène Harte
  • Publié le , mis à jour le
La déconstruction et la réhabilitation des anciens sites du Centre d’Expérimentations du Pacifique de l’atoll de Hao sont engagées depuis 2009. Le comité de pilotage du projet, réunissant la commune, le Haut-Commissariat, les forces armées et le pays, s’est réuni pour la première fois le 8 décembre dernier. Le prochain comité de pilotage est envisagé pour septembre 2015.
 
L’objectif stratégique de reconversion est de faire de Hao un pôle secondaire de développement insulaire durable, ce pôle ayant vocation à rayonner sur les Tuamotu-Est et les Gambier. En amont, doivent s’engager la reconversion économique de l’atoll, notamment au travers de la mise en œuvre du projet aquacole.
 
Un point d’avancement a été présenté au Conseil des ministres et concerne quatre volets : le contrat de site à mettre en place, l’étude sanitaire, le relogement des habitants de l’ancienne base vie et la gestion des pollutions industrielles. Ce dernier point retient particulièrement l’attention car des travaux de terrassement ont été réalisés sur place fin février, sans information préalable de la population, ce qui a suscité un émoi légitime, relayé par les réseaux sociaux et les médias.
 
Ces travaux concernent le retrait, prévu, de 21 000 tonnes de terres, polluées aux résidus industriels, de la zone d’implantation du projet aquacole, et leur stockage temporaire sur une parcelle louée par le détachement militaire. Ils ont été suspendus, d’autant que les autorisations administratives requises n’étaient pas encore obtenues.
 
Le gouvernement a rappelé à l’Etat et aux forces armées les engagements pris lors du comité de pilotage en matière de communication et de transparence des actions à mener. Il est rappelé qu’une tierce expertise doit être engagée afin de confirmer ou non l’innocuité durable des méthodes proposées pour la gestion des terres polluées. A défaut, ces terres devront être évacuées hors de l’atoll pour leur traitement.

Source : extrait du conseil des ministres

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