Justice, le vigile piquait dans le coffre

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Justice
©AFP
Un ancien agent de sécurité du Musée de Tahiti a été condamné pour vols. L’homme a piqué dans la caisse et le coffre-fort du musée entre mai 2019 et février 2020. Il a comparu, ce matin, devant le juge unique et a été condamné à 4 mois de prison avec sursis. Compte rendu d’audience.
 

Le vigile était le voleur


Ce n’est pas anodin, c’est l’homme chargé de la sécurité du Musée de Tahiti et des îles qui a piqué dans la caisse a fait remarquer le ministère public. Depuis le début de l’année 2019, la direction alertée par le comptable avait constaté des écarts de caisse mais pas assez importants pour penser à des vols. Ils pouvaient passer pour des erreurs humaines.
Ce n’est qu’un an plus tard qu’une caméra sera installée au-dessus du coffre-fort situé dans le local des archives du musée.
Et le 8 février, le vigile est filmé la nuit, s’introduisant dans les lieux et ouvrant le coffre-fort.
 

Identifié grâce à ses tatouages


Pour commettre ce délit, il s’est aidé de la lumière de son téléphone mais cet éclairage a aussi permis de l’identifier grâce à ses tatouages sur le bras gauche.
A la barre, le jeune homme qui avait accès à tous les bureaux reconnait avoir commencé à prendre de l’argent dans la mallette du régisseur puis s’étant procuré le code du coffre-fort.
 

Des vols pour les fins de mois difficiles


Il ne se servait pas toutes les semaines mais quand il en sentait le besoin, quand les fins de mois devenaient difficiles.
Le jour ou la nuit, mais toujours à l’abri des regards.
La direction du musée a porté plainte et licencié son agent de sécurité en CDD. Aujourd’hui, il vit de petits boulots pour faire vivre sa femme et ses 3 enfants en bas âge.

Retrouvez les explications d'Axelle Mésinèle : 

Le vigile piquait dans le coffre

 

Autre affaire :


Toujours devant le juge unique ce matin, un homme en état de récidive a été condamné à 6 mois de prison avec sursis probatoire de 2 ans pour avoir frappé un mineur de 15 ans.
Ce père de famille qui savait que son fils allait participer à une bagarre à la sortie du collège n’a pas cherché à séparer les 2 adolescents mais « par instinct paternel » a-t-il affirmé à la barre du tribunal, il a assené 3 coups de poings à l’adversaire de son fils qui avait pris le dessus. Le prévenu a aussi été condamné indemniser la victime et sa mère.