La révocation du directeur du CHPF va coûter cher

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La révocation du directeur du CHPF va coûter cher
Christophe Bouriat, avec les lunettes de soleil, en compagnie de son avocat, Maître Quinquis. ©Polynésie 1ère
C’est officiel, le sort de Christophe Bouriat est scellé. Ce matin, le conseil des ministres a mis fin à ses de fonctions de directeur de l’hôpital. Le coût de cette révocation est estimé à une vingtaine de millions par le syndicat O oe to oe rima qui s’opposait à ce départ.

C’est sa gestion des derniers conflits sociaux de l’hôpital qui est reproché à Christophe Bouriat. Pour le ministre de la Santé, il n’est pas admissible qu'en période de grève, un directeur d’un établissement soit absent et reste injoignable au téléphone. Il n’est pas question de faute, «mais ça ne pouvait pas continuer ainsi » avance le ministre. Il indique une perte de confiance en ce directeur normalement en contrat pour encore un an.
La révocation du directeur du CHPF va coûter cher

24 millions cfp


Cette décision pourrait bien être chèrement payée selon le syndicat O oe to oe rima. Il l'estime à environ 24 millions cfp, son salaire durant 1 an, en attendant qu'il ne retrouve de nouvelles fonctions.
Pour l’organisation syndicale, il s’agit "d’un mauvais procès fait à un directeur qui n’a fait qu’appliquer une feuille de route".

En congés jusqu’au 10 août, c’est à cette date que Christophe Bouriat cessera ses fonctions. James Cowan est nommé directeur par intérim. Mais déjà, le nom de Charles Marty circule pour lui succéder. Charles Marty, actuellement en poste à l’Inspection générale de l’administration du Pays, a été directeur de l’hôpital de Raiaeta et directeur par intérim de l’ancien hôpital de Mamao.
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