Du surf pour les enfants atteints de cancer

Du surf pour les enfants atteints de cancer
Une masterclass du maître Tereva David réservée aux enfants de l’association "Sourire à la Vie". Des enfants atteints du cancer. Un mois maintenant qu’ils sont en Polynésie française. L'objectif : leur permettre de changer d’air et tenter de leur rendre une partie de leur jeunesse.

Se relever après un cancer, c’est possible. Il suffit de suivre les conseils du maître, à la lettre… Tom, lui a, tout compris. "On doit faire comme un pompe, on se lève vite et après on met le pied avant comme", montre le jeune garçon atteint d'une leucémie. 

Six autres enfants de l’association française "Sourire à la vie" ont fait le déplacement au fenua. Huit mois de projet pour un mois de pur bonheur. Un voyage thérapeutique en quelque sorte… "C'est quelque chose pour rattraper l'enfance, ils ont passé deux ans, trois ans, quatre ans à l'hôpital...  Nous, on sait que ce que nous avons de plus précieux est l'enfance. Lorsqu'il y a une cassure comme ça, avec des mois d'hospitalisation, des années de difficultés et d'échec (...), il faut arriver à compenser ce moment-là", explique Frédéric Sotteau, fondateur de l’association. 

Temeio a 10 ans et fait partie de l’antenne locale de "Sourire à la vie". Deux ans maintenant qu’il est passionné de surf. "J'ai été malade il y a cinq ans et là je suis en rémission. J'aime ce spot, quand je suis malade, je viens ici", confie le jeune garçon. 

Depuis la création de l’antenne locale il y a trois ans de cela, Tereva David a toujours été là. Sa seule motivation : partager des moments inoubliables avec ces enfants. "Je le fais chaque année, ça me tient à coeur (...) On a tous eu des moments difficiles, eux encore plus... De les voir revenir à l'eau et s'amuser comme cela, c'est vraiment une joie", admet le surfeur professionnel et parrain de l’antenne polynésienne.

Certains de ces enfants sont en rémission, d’autres sont encore sous traitement... Tous sont encore debout et continuent d’avancer… Ce jeudi soir, direction la Métropole pour retrouver leur famille avec en tête le souvenir d’avoir surfé au paradis. 

©polynesie