Evasans inter-îles : quelles pistes pour réduire les coûts ?

santé marquises
Evasan par hélicoptère
©Polynésie la 1ère
Le rapport sur les évasans a été dévoilé hier à l'Assemblée de Polynésie et a mis en lumière le coût pour la CPS. Des milliards de francs dont quelques uns pourraient être économisés, notamment en modifiant certaines pratiques médicales.

Chaque jour, une centaine d'évacuations sanitaires programmées ou d’urgence sont effectuées sur l’ensemble du territoire. 17 421 patients bénéficient chaque année de ce dispositif. Son coût : 2 milliards de francs.

33% du budget dédié

 

Il faut savoir que les evasans d’urgence consomment à elles seules 33% du budget dédié par la CPS à ce titre. Face au coût des evasans et des défaillances constatées conduisant parfois au décès des patients, une mission d’information de l’Assemblée de Polynésie s’est penchée sur les conditions de prise en charge des patients bénéficiant d’une évacuation sanitaire inter-îles.

Cette mission a été menée par les représentantes Sylvana Puhetini et Eliane Tevahitua. Plus de 400 personnes ont été interrogées. Le rapport a été présenté hier à la 4e séance budgétaire de l’Assemblée. Un hélicoptère permanent aux Marquises et à Raiatea pour desservir les îles Sous-le- Vent fait partie des préconisations. Mais ce ne sont pas les seules. Par exemple, doubler le chiffre des consultations spécialisées dans les îles par un médecin spécialiste afin que les patients ne viennent à Tahiti. L'économie pour la CPS serait indéniable.

La représentante Tavini était l’invitée du journal télévisé d’hier. On l’écoute au micro de Cybèle Plichard :

Eliane Tevahitua

 

A Ua Pou, aux Marquises, les habitants n'ont pas oublié le drame du bébé Hoane en 2019. Pour la famille du nourrisson, son décès aura au moins servi à quelque chose.

Evasan bateau
Les évasans par bateau comportent une part de risque quand la mer est mauvaise. ©Polynésie la 1ère

 

Mais pour son grand-père Marcel Bruneau, il reste encore des choses à faire car aujourd'hui; il y a encore des evasans qui se font par bateau. Et il ne veut surtout pas s'y risquer.

On l'écoute au micro de notre correspondant Lionel Tehaamoana :

Marcel Bruneau