Grâce au jardin extraordinaire de Mary Ann, les jeunes ont la fibre végétale

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jardin extraordinaire de Mary Ann
Mary Ann passe tous les jours dans son jardin pour motiver les jeunes. ©Polynésie la 1ère
Dans le quartier Motio, sur les collines de Punaauia, il existe un jardin collectif qui fonctionne grâce à la permaculture. La cheville ouvrière de cet endroit, c'est Maryanne Utia, présidente de l'association du secteur. Avec l'aide de jeunes issus du quartier, elle bichonne ce coin de terre depuis 5 ans..

Les jeunes pousses portent de belles promesses. C'est le credo de Mary Ann. Elle a confiance en l'autre et croit au travail. 

Et pour cultiver les jardins, son association n'engage que des jeunes du coin. Un coup de pouce pour mettre en valeur leurs compétences. "Au début quand je suis arrivé ici, je ne savais rien. Mais à force de faire des stages avec Mary Ann, j'ai appris beaucoup de choses", reconnaît un jeune homme. "Je remercie Mary Ann de tout ce qu'elle fait pour les jeunes", ajoute Catherine en CAE jardin. "Mary Ann est dure aussi, c'est ce qu'il faut sinon on va lâcher prise ou ça ne va pas pousser", lance Hanalei en service civique. 

jardin extraordinaire de Mary Ann
Les jeunes l'ont désormais compris, le travail paie. ©Polynésie la 1ère

A Motio, les idées de Mary Ann essaiment. L'art du jardinage se retrouve dans les terrasses des habitants du quartier. Le végétal occupe désormais une place privilégiée. Certains y cultivent même, c'est dire. "Poivrons, maïs, concombres, dehors tomates", explique Ahuura Opuu, une habitante. "C'est pour manger et partager avec les gens d'ici...Ca pousse ici, mais il faut labourer la terre et travailler. Y'a pas de secret".

jardin extraordinaire de Mary Ann
Fier des fruits de son labeur. ©Polynésie la 1ère

Le jardin potager que cultive l'association de Mary Ann mesure plus de 1 000 m2. Les légumes non calibrés sont donnés, les autres sont vendus au marché du terroir pour financer des actions sociales. Mary Ann y passe tous les jours, pour motiver les jeunes qui y travaillent. Ce jardin collectif fait désormais partie du quotidien de ce quartier, à condition d'y mettre du sien. "C'est un défi et le résultat est là. Ils sont contents du fruit de leur travail, et ça les motive quand ils récoltent ce qu'ils ont planté. Le seul souci ici, ce sont les vols", admet Mary Ann.

Le jardin génère beaucoup de déchets végétaux qui pourraient être transformés en compost grâce à l'achat d'un broyeur. Pour cela, un financement participatif est ouvert sur le site Anavai.