Huahine : la culture sous serre et à la verticale de pastèques porte ses fruits

agriculture polynésie française
pastèque sous serre
Même des fruits de ce calibre peuvent pousser à la verticale. Encore faut-il les soutenir ! ©Polynésie la 1ère
Initié il y a maintenant 3 ans, le projet de serre pilote pour la culture de pastèque de Atae Fouchet à Huahine, près de l'aéroport où se trouve d'ailleurs la grande majorité des cultivateurs de pastèques, arrive maintenant à maturité. Désormais, l'agriculteur récolte les fruits de son labeur.

Cultiver des pastèques sous serre et à la verticale, c'est possible ! Voilà 3 ans, ce projet a vu le jour à Maeva sur l'île de Huahine.

Au départ, les fruits poussaient sur le sol mais protégés par la serre. Le résultat n'était pas concluant. 

L'idée a ensuite été de les faire pousser à la verticale, comme cela se fait dans d'autres pays. Et là, Fouchet Atae a vu juste. 

pastèque sous serre
Les responsables du service de l'Agriculture ne peuvent être que convaincus par cette méthode de culture. ©Polynésie la 1ère

Fouchet a planté différentes variétés, mais la Tarzan -celle qui grimpe aux lianes- est, semble-t-il, la plus rentable. Par la suite il compte tester des agrumes, et il y a fort à parier que la vanillicuteurs s'engagent dans cette voie, car les pluies abondantes pénalisent souvent les récoltes.

En tout cas, les "dégustateurs" de la journée, alias les tavana Tumaraa et Huahine, ont confirmé l'excellence du produit. Des fruits de plus de 5 kg, voire 6 kg, sont l'équivalent de la culture sur champ, sauf qu'il n'y a plus de perte due aux intempéries, moins de fatigue pour l'entretien et l'arrosage.

pastèque sous serre
Le meilleur moment, la dégustation. ©Polynésie la 1ère

La clé de la réussite est également l'arrêt des pesticides et la possibilité, pour ceux qui le souhaitent, d'incorporer un engrais bio à base de poisson au lieu de la chimie dans le système d'irrigation automatique.

Désormais, les agriculteurs intéressés par ce mode de culture (sous serre étanche, avec maîtrise de l'hygrométrie, pollinisation par une ruche accolée à la serre, tuteurs verticaux dans des paniers) pourront se renseigner auprès du service de l'agriculture.

Certes le tâtonnement n'est pas terminé mais la formule est quasiment au point. La volonté du ministère de l'Agriculture en tout cas est ferme, les moyens sont là. Si tout va bien le Pays devrait rattraper son retard technologique vis à vis des autres pays en matière de méthodes de cultures modernes.