Le 31e congrès des communes ouvert : entre débats et enjeux

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31eme congrès communes
Le 31ème congrès des communes se tient jusqu'à jeudi à Paea. ©Polynésie la 1ère
Paea accueille jusqu'à jeudi, le 31e congrès des communes de Polynésie française. Cet outil de réflexion majeur organisé en principe tous les ans (sauf pendant la crise sanitaire et les municipales de 2020) par le SPC, le syndicat pour la promotion des communes, a sans doute manqué aux élus, à leurs collaborateurs et partenaires. Le dernier congrès date de juillet 2019.

Un congŕès des communes, c'est un moment clef de nos institutions républicaines de proximité.

Celui de Paea arrive à 8 mois des élections territoriales. L'enjeu est de taille: les maires sont les moteurs essentiels de la démocratie locale.

Il arrive aussi en pleine célébration des 50 ans des communes polynésiennes. Du moins pour 44 d'entre elles. 

Avant le décret du 17 mai 1972, les seules mairies étaient Papeete, Faa'a, Pirae et Uturoa.

Cet anniversaire sera commémoré aujourd'hui après les discours officiels dont celui de Daniel Lisnard, le président de l'AMF,  l'association des maires de France. Sont aussi présent à cet événement, le président du Pays, le secrétaire général du haut-commissariat, des parlementaires et des présidents des deux associations de maires de Nouvelle-Calédonie.

 "Entre continuité et nouveaux défis. Une mandature aux enjeux multiples" : c'est le fil rouge de ce 31ème congrès.

Surmonter les crises

Mais il y a des ateliers et tables rondes sur des thèmes plus ciblés.

Une constante : affirmer la place spécifique des communes polynésiennes dans le cadre juridique national. Ou encore dans la reforme constitutionnelle qui concerne la Polynésie et ses voisins calédoniens.

31eme congrès communes
A gauche de l'image, Cyril Tetuanui, président du SPCF (syndicat pour la promotion de communes), près d'Edouard Fritch. ©Polynésie la 1ère

Mais il y a un atelier fort de sens et d'enjeux d'avenir : la vulnérabilité et la résilience des communes face à une crise économique et sociale. Une crise sanitaire et aujourd'hui une crise inflationniste mondiale.

Les communes n'ont jamais été autant nécessaires.

Tout en accusant une chute de leurs recettes fiscales et un surcoût de leurs dépenses sociales malgré le soutien du Pays et de l'Etat, elles se sont pleinement mobilisées dans la gestion de la crise covid, pour assurer les services publics indispensables, protéger les populations, aider les plus démunis et réussir la réouverture des écoles.

Aujourd'hui, ce 31e congrès invite les élus à aller plus loin dans la réflexion et surtout dans l'action. 

Agir avec plus de moyens

Ils ne veulent pas rater le train de la relance mais aussi garantir un développement durable, anticiper leurs besoins en ressources humaines, adapter et améliorer leurs services, miser plus encore sur le numérique pour être mieux connectés à leurs administrés et à leurs partenaires institutionnels.

Les pistes et solutions qui sortiront des débats seront à coups sûrs riches d'enseignement et d’avenir. Objectif : développer les marges de manoeuvre des communes tout en préservant leurs ressources. Le tout en faveur de plus de démocratie de proximité.

A noter également un débat sur la médecine intégrative en partenariat entre médecine conventionnelle et traditionnelle.

Le 104ème congrès des maires de France aura lieu à Paris, du 22 au 24 novembre. Il sera précédé le 21 par la traditionnelle journée des outre-mer.

Ecoutez le reportage de Marie-Christine Depaepe :