Loin de son pays en guerre, Olga, Ukrainienne vivant à Tahiti, s'inquiète

Constamment Olga consulte son smartphone, son seul lien avec son pays, l'Ukraine.
Il y a 6 ans, Olga a posé ses valises à Tahiti après avoir rencontré l'amour et le bonheur. Lequel est depuis quelques jours terni à cause de l'invasion de l'Ukraine, son pays d'origine, par la Russie.

Collé à l'oreille, ou dans la main pour y lire des messages, le smartphone d'Olga est son seul lien avec sa famille restée dans son pays d'origine, l'Ukraine, en particulier depuis qu'il a été envahi par la Russie.

Arrivée en Polynésie il y a 6 ans, cette Ukrainienne tente de positiver, en s’occupant de ses plantes, de ses animaux, malgré une situation des plus anxiogènes. "Je suis perdue, c'est difficile, tu ne peux pas aider, tu dois prendre une décision, mais tu ne sais pas", dit-elle.

Olga ne travaille pas. Son hobby c’est la broderie, un domaine qu’elle maîtrise à la perfection. Stéphane, son compagnon, est français. Moins touché personnellement, il vit pourtant la situation de près et la soutient, loin de toute polémique politicienne. "Elle cherche à défendre son pays sans entrer dans la polémique ni accuser qui que ce soit", précise-t-il.

Entourée d'une amie, et de son mari, Olga est très inquiète à cause de la situation dans son pays.

Mais Olga ajoute qu'en Ukraine, "les gens sont prêts à défendre leur pays. J'ai une amie qui prépare de façon artisanale des cocktails Molotov pour faire face aux tanks [russes]". Ce qui n'est pas le cas de beaucoup d'Ukrainiens qui ont préféré se réfugier en Pologne, facile d'accès, ou de sa fille qui a fui vers la Turquie.

Résister

Malgré les milliers de kilomètres qui la séparent de l'Ukraine, son esprit est toujours là-bas. Elle souffre autant que ses compatriotes. "On le vit de façon plus proche que les gens qui suivent à la télé et pour qui, la situation est plus abstraite", avoue son mari.

Olga espère toutefois que son peuple saura rester uni et résister dignement à l’invasion russe pour conserver une liberté et une indépendance chèrement acquise…