Un moteur hors bord, c'est comme le corps humain, quand il s'engraisse il devient moins performant. Pour l'homme c'est pire, cela peut même porter atteinte à sa santé. C'était le cas pour Toareva Parker. Aujourd'hui, une nouvelle vie s'offre à lui, grâce à la sleeve.
"Je me sens mieux physiquement. Parce que là où j'étais limité pour faire certaines choses, aujourd'hui je peux faire ces choses-là facilement, témoigne le jeune homme. Et quand tu es bien physiquement, le mental suit aussi. Aujourd'hui, je suis super bien dans ma tête, posé."
Toareva a perdu plus de 70 kilos en deux ans et demi. Il raconte ce long parcours avant l'opération : "J'ai dû consulter d'abord mon médecin traitant, il m'a redirigé vers le spécialiste. Suite à mon entretien avec ce spécialiste, j'ai dû faire un long parcours de six mois pour voir plusieurs spécialistes justement. Anesthésiste, nutritionniste, on voit même un psychologue. Ça m'a pris six mois pour faire le parcours, avant de subir l'opération."
La sleeve a sauvé beaucoup de personnes atteintes d'obésité morbide. Une chance, l'opération est prise en charge par la CPS. Tout est dû au changement de comportements alimentaires selon Jean-Luc Boissin, endocrinologue et diabétologue : " Les gens sont passés d'une alimentation de la campagne, on appelle ça une alimentation traditionnelle où ils sont obligés de pêcher, de chasser, à une alimentation de rente. C'est-à-dire on va au magasin et on a tout en abondance." explique médecin.
Après la sleeve, Toareva s'est remis à fond dans le vélo, sur route ou en pleine nature. Il a des objectifs en vue : " Je suis en présélection pour les Jeux du Pacifique 2027. Cette année, je vais partir à l'international pour représenter Tahiti sur des compétitions internationales." précise-t-il.
Il y a en moyenne 220 opérations de sleeve par an. Son prix : pas loin d'un million de francs pacifiques.