Toamiriura Vivish et son trésor de crevettes

agriculture polynésie française
Crevettes bleues
©Polynésie la 1ère

Toamiriura Vivish élève ses crevettes bleues à un kilomètre de chez lui, au milieu du lagon de Toahotu. Des crevettes à la carapace molle et « gustativement exceptionnelle ».

Toamiriura Vivish veille sur ses petites crevettes bleues. Tous les jours, il plonge dans les bacs d’élevage, pour les observer. Il vérifie leur état de santé ainsi que son matériel. Puis, il prend le soin de les nourrir, à base de produits bios et de quelques granulés artificiels, utilisés dans la plupart des fermes crevetticoles.

Crevettes bleues
©Polynésie la 1ère


« Au début on avait 90% de mortalité »


Aujourd’hui, son business aquacole fait un carton. Toa Vivish possède huit cages de 50 et 25 m2 qui contiennent 100 000 crevettes au total, soit l’équivalent d’une tonne. Sa production « a battu des records mondiaux en termes de rendements. On a même battu nos amis hawaïens », expose-t-il fièrement. S’il s’estime aussi heureux, c’est parce qu’il doit sa réussite à des années de travail, très fructueuses.

Au début on avait 90% de mortalité. A force de persévérance, on a amélioré la technique, jusqu’à atteindre des résultats plus que satisfaisants. 

Toa Vivish


L’aquaculteur maintient de bons rendements ; actuellement, il élève pas moins d’une tonne de crevettes.

J’ai un gros secret que je garde précieusement. Je l’ai découvert au cours de mes années d’expérimentation, où j’ai pas mal galéré.


Des années de travail


Une telle production ne s’établit pas en un jour. Toa Vivish a d’abord préparé une licence d’aquaculture en France. Il a validé son diplôme et effectué plusieurs stages, notamment aux Philippines.

Crevettes bleues
©Polynésie la 1ère


De retour en Polynésie, il a concrétisé son objectif en créant sa propre ferme aquacole. Grâce aux techniques aquacoles qu'il a acquises, il suit désormais un protocole d'élevage bien défini. Il faut compter six mois d’élevage, depuis le stade larvaire des crevettes, avant leur commercialisation.

Une crevette de qualité

 

Un à deux jours avant la récolte, on arrête le nourrissage artificiel. Elles se gavent d’éléments naturels. Cela permet de les rendre plus digestes. 



Par ailleurs, ces crevettes sont particulièrement faciles et pratiques à manger. Leur carapace très molle n’est « pas gênante en bouche », le décorticage n’est donc pas forcément nécessaire.

Crevettes bleues
©Polynésie la 1ère


Toamiriura Vivish récolte en moyenne six tonnes de crevettes par an. Les collectes peuvent parfois prendre jusqu’à deux semaines chacune. Cinq récoltes ont lieu chaque année. L’aquaculteur vend ses produits exclusivement aux particuliers et aux restaurants, à 2 500 francs le kilo.