SIB : la direction confirme sa volonté de fermer l’usine du Port

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SIB au département
Les salariés de SIB se sont rendus au conseil général pour alerter les élus. ©Réunion 1ère
Les négociations engagées entre les représentants syndicaux et la direction de la SIB (Société industrielle de Bourbon) ont peu de chance d’aboutir. L’usine réunionnaise n’est pas suffisamment rentable, malgré les exonérations de charges confirme la direction.
Manifestement, la décision prise par la direction de la SIB est irrévocable. Les réunions de concertation organisée au siège de l’usine de production de dentifrice et de savons n’ont pas abouti. Depuis lundi, les discussions n’avancent pas et pour cause. Le communiqué diffusé la semaine dernière reste d’actualité et vient d’être renvoyé aux rédactions réunionnaises par le service de presse du groupe Colgate/Palmolive : « Des efforts ont été réalisés en 2008 et 2009 pour réduire les charges industrielles. Malheureusement ces efforts se sont avérés insuffisants. La SIB n’a d’autre choix que d’envisager la fermeture de l’usine de production de la Réunion, qui entrainera la suppression de 32 postes ».
 
Une décision déjà prise
 
Les chargés de la communication ne parlent pas dans ce document de dépôt de bilan ou de perte financière. Il est évoqué le manque de rentabilité de la structure d’où l’interrogation des représentants syndicaux. Philippe Duverger, délégué CGTR, confie au micro de Réunion 1ère : « Nos patrons veulent fermer l’usine alors qu’ils ont bénéficié des exonérations de charges liées à la Lodéom ».
Ce questionnement justifie pour eux, les démarches qu’ils ont entrepris auprès des députés et des présidents des assemblées consulaires.
Dans la lettre du service de communication de la direction de la société, il est précisé : « La transition proposée et la fermeture s’étaleraient sur une période de 6 mois, sous réserve de la procédure d’information et consultation du comité d’entreprise. La société a d’ores et déjà engagé des actions pour trouver d’autres entreprises susceptibles d’assurer une continuité de l’emploi dans les locaux ». Cette dernière phrase laisse peu de place à une autre alternative.

 

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