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Marc Kichenpanaïdou, le président du "Groupement pour la recherche archéologique et l’Histoire réunionnaise " (GRATHER), est décédé à Saint-Paul.

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20131204 M KICHENAPANAIDOU
©Gilbert Hoair
Marc Kichenapanaïdou a été le premier conseiller à l’action culturelle et au théâtre à la Direction Régionale des Affaires Culturelles sous la direction  d’Yves Drouhet.
Marc Kichnapanaïdou est décédé à l’âge de 70 ans, Il se présentait lui-même comme un homme de théâtre. Professeur de l’enseignement technique, il était profondément attaché à l’Histoire et au patrimoine de La Réunion. Il avait écrit et mis en scène plusieurs pièces en créole dont « L’esclave ».
Son engagement dans le domaine culturel lui permet d’occuper le poste de conseiller à l’action culturelle et au théâtre lors de la création de la DRAC en 1982.
Il va être l’infatigable messager entre les acteurs culturels de La Réunion et les services du ministère de la Culture.
A la retraite, il va continuer son action au sein du GRATHER dont il est le président. Le Groupement pour la recherche archéologique et l’Histoire réunionnaise domicilié au quartier « 5 ker » dans les hauts de Saint-Paul œuvre pour la conservation du patrimoine et pour la promotion des fouilles archéologiques.

Je l’avais rencontré à ce propos en 2009 dans le cadre des Etats Généraux. Il se félicitait de la position de la municipalité de Saint-Denis qui avait adhéré  à ses projets.
 
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Parmi les projets portés par son association à Saint-Denis, il y a :

  • La réhabilitation de l’escalier Ti Quat sous;
  • La restauration du dernier pont de chemin de fer à La Jamaïque, de la dernière habitation de la Reine de Madagascar;
  • La remise ne état des fontaines publiques, dont la fontaine Tortue dans le quartier du bas de La Rivière.
  • La restauration et les recherches sur la Grotte des esclaves.
Marc Kichenapanaïdou, acteur de la vie associative était aussi très imprégné de religion catholique. La Grather avait, dans ses ateliers, restauré la statue de la vierge de Trois-Bassin. Elle avait été réinstallée lors d'une procession entre les ateliers et l'église avec en tête du cortège Monseigneur Gilbert Aubry, l'évêque de La Réunion.
Il écrivait régulièrement dans le mensuel « l’Eglise à La Réunion » Il concluait son dernier article  sur  « René Payet, un prête hors du commun » par cette phrase  « Notre vie sur terre, la mort est inévitable. »

 

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