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La Sapmer a gagné 91,6 millions d’Euros en 2013

La Réunion et Mayotte, une porte ouverte sur l’océan Indien via l’Europe, qui profite aux thoniers senneurs Français et Espagnol. La Sapmer, dont les bateaux et les usines sont basés à Maurice, vient d’annoncer 91,6 Millions d’Euros de bénéfice en 2013.

© Sapmer
© Sapmer
  • Par Fabrice Floch
  • Publié le , mis à jour le
La Sapmer, société réunionnaise spécialisée dans la pêche, affiche un bénéfice de 91,6 millions d’Euros en 2013. Une augmentation des gains dus en grande partie aux thoniers senneurs. Ces bateaux tournent à plein régime et débarquent leurs captures à l’île Maurice où des usines de transformations ont été installées sur les quais de débarquement.
Ce trésor de la mer a permis de développer l’emploi sur l’île sœur, grâce au financement de l’Europe. Le seafood hub qui a coûté plusieurs millions d’Euros aux contribuables européens accueille des bateaux Français et Espagnol. Une structure construite en même temps que la darse hauturière du port de La Pointe-des-Galets à La Réunion.
Une trentaine de navires écument l’océan Indien en long et en large grâce aux eaux territoriales françaises rattachées aux départements  de Mayotte et de La Réunion. Tous sont installés à Maurice pour des raisons évidentes de compétitivité.  
 
La Réunion et Mayotte exclues des profits
 
Du coté du comité des pêches et élevages marins de la Réunion (CRPM) ont se réjouit des bons résultats de la Sapmer : « Nous sommes satisfait du développement de la Sapmer. La réussite de cette entreprise confirme la richesse halieutique de nos eaux. En revanche, nous avons alerté l’Europe sur l’anomalie que vous soulevez. Seule, la Sapmer a son siège social à La Réunion. Les autres entreprises européennes profitent des ressources de l’océan Indien sans aucune retombée pour les deux départements du secteur. Par ailleurs, nous aimerions que le financement de ces consortiums ne se fassent pas au détriment des flottilles locales ».
Pour l’instant, Réunionnais et Mahorais sont les grands perdants du développement des thoniers senneurs dans l’océan Indien. La main d’œuvre malgache, sud-africaine et ukrainienne étant moins chère, ces emplois échappent également aux pêcheurs de ces deux îles. La question reste posée : Quid des ces millions d’Euros pour l’économie réunionnaise ?

Les règles écologiques imposées aux thoniers senneurs déplaisent :

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