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La Réunion : « Rend’nout zenfans » lancé sur le parvis des droits de l’Homme

société
Manifestation Rend nout zenfans
©Réunion 1ère
#BringBackOurGirls, comment rester insensible à ce cri du cœur lancé dans le monde depuis le rapt de 223 jeunes Nigérianes. A La Réunion, comme ailleurs, cette tragédie unie toutes les personnalités pour condamner cet enlèvement et demander la libération des lycéennes.
« Rendez nous nos enfants doit être inscrit dans le battement de nos cœurs », Monseigneur Gilbert Aubry vient de résumer le sentiment partagé par les 150 participants réunis sur le parvis des droits de l’Homme à Saint-Denis et toutes les personnes touchées par cette tragédie.
Comment ne pas ressentir de l’émotion à l’évocation du rapt des 223 lycéennes par la secte Boko-Haram. Un groupuscule d’analphabètes qui se réclame d’une religion et foule au pied les principes de base du Coran.
La Réunion est un confetti d’Afrique. Certes le département est français, mais le Nigéria est très proche comme le rappellera la députée de Saint-Denis, Monique Orphée : « Le Nigéria est à 6000 kilomètres. C’est moins loin que la métropole. En tant que femme politique et femme engagée contre les violences faites aux femmes, il fallait organiser ce rassemblement ».
 
Près à les vendre comme épouse
 
« Je lance un cri de colère et de rage devant cet acte d’ignominie », Huguette Bello, députée, ne cache pas son sentiment et poursuit : « Nous avons un devoir de révolte pour condamner et maudire cet enlèvement ».
Les actions et les rassemblements du monde n’ont pas eu d’incidence, pour l’instant, sur la conscience des kidnappeurs. Les états s’unissent et promettent de mettre leurs moyens en commun pour libérer au plus vite les 223 otages.
Les responsables de ce drame affirment avoir converti à l’Islam les lycéennes, des enfants qu’ils seraient prets à vendre « comme épouse » dans des pays limitrophes.
Valérie Filain, journaliste-présentatrice du 19/20 de Réunion 1ère a animé bénévolement ce rassemblement. En conclusion de ces quelques instants de recueillement, elle a scandé avec l’assistance : « Rend a nou not zenfan ! ».
HCELMA-TCHENAYER