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Propos sur les hommes réunionnais : Nassimah Dindar répond à l'UFR !

Visée par un communiqué de l'UFR ce matin suite à ses propos sur les hommes réunionnais tenus dans le JT de 12h30 du 26 novembre dernier, la présidente du conseil général réplique vivement, elle aussi par voie de communiqué. Elle parle de "faux-procès" et d'attaque "basse".

© Réunion 1ère
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La présidente du conseil général a répondu au communiqué de l'Union des Femmes Réunionnaises publié ce matin. Voici l'intégralité du communiqué de Nassimah Dindar

"Dans un communiqué de presse, l’UFR m’attaque bassement en déformant les propos que j’ai tenus au journal de Réunion 1ère les sortant de leur contexte et ainsi, les dénaturant.

Interviewée dans le cadre de la marche lumineuse, organisée en fin de journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, j’ai parlé du nécessaire accompagnement des hommes auteurs de ces violences, car ai-je expliqué, ils ne savent pas dire « je t’aime ».  Je n’ai jamais dit, ni évidemment pensé que cette incapacité à exprimer ses sentiments s’appliquait à tous les hommes réunionnais ! Je rappelle que mon intervention avait lieu dans un contexte très particulier, où il était question des hommes violents envers leurs conjointes. Et expliquer des comportements violents par une incapacité à exprimer ses sentiments par des mots est repris par nombre de psychologues, médecins, et autres professionnels.

Je rappelle  à l’UFR que le Conseil Général, alors que ce n’est pas une compétence légale, consacre 5 millions d’euros par an à cette cause, dont j’ai fait une priorité. Je rappelle également que c’est sur initiative du Conseil Général que des assistantes sociales ont été déployées dans les commissariats et gendarmeries, initiative depuis suivie, et j’en suis heureuse, par l’Etat. Je rappelle encore que les transports, les hébergements d’urgence, un numéro d’appel gratuit sont pris en charge financièrement par le Conseil Général. Je rappelle encore le soutien aux associations qui œuvrent dans ce domaine, ainsi que le déploiement, financé par le Conseil Général, d’agents de cohésion familiale dans les collèges.

Je rappelle enfin que je n’ai pas entendu les représentantes de l’UFR s’indigner alors que la Ministre Taubira annonçait un déploiement du téléphone grand danger pour le second semestre 2015 ; et si depuis, nous avons obtenu un déploiement dès le premier semestre, c’est au moins en partie grâce à une motion votée en urgence au Conseil Général. Et encore, cela n’est pas suffisant car seul Saint-Denis serait concerné, ce que j’ai mentionné au Préfet et par courrier à la Ministre, sans que, pourtant, cela choque outre mesure l’UFR et son bureau.  Ce sont là des actes qui pèsent bien plus que n’importe quels propos !

Je dénonce avec force le faux procès qui m’est fait, mais dont, venant de l’UFR, j’ai malheureusement l’habitude. Ce n’est pas la première fois que l’UFR se fait fort de sortir mes propos de leur contexte pour leur prêter un tout autre sens que celui que j’ai voulu exprimer. Les Réunionnaises et les Réunionnais, qui savent combien je me bats pour eux et pour notre département, auront su faire la part des choses, et auront sans doute noté et regretté avec moi l’absence notable de toute manifestation organisée par l’UFR en ce 25 novembre, de même que l’absence de ses représentantes à la marche lumineuse organisée par le CEVIF.

L’attaque à mon encontre aurait-elle pour seul objectif d’essayer d’exister sur le terrain médiatique pour compenser une absence sur le véritable terrain ? A chacun de se faire sa propre opinion !
"

C'est un extrait d'interview de Nassimah Dindar qui a provoqué le communiqué de l'UFR ce matin. Une interview réalisée le soir du 25 novembre lors de la marche blanche contre les violences faites aux femmes. Dans cet extrait diffusé dans le JT de 12h30, la présidente du conseil général parle des hommes réunionnais, et de la difficulté qu'ils auraient, entre autres, à dire "je t'aime". (Extrait disponible ici)
Cela a provoqué une vive réaction de l'UFR qui parle de "stigmatisation".
Voici l'intégralité du communiqué de l'UFR:

"Nassimah Dindar était présente au JT du midi de Réunion 1ère le 26 novembre dernier.
En guise de commentaire sur la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, la Présidente du Conseil Général a tenu des propos inquiétants sur les hommes réunionnais.
 
Ces derniers seraient, selon elle, inaptes à donner de l'amour ou à dire "je t'aime", ce qui serait la raison d'une volonté des femmes réunionnaises à se tourner vers les "Métros".

Qu'insinuez-vous Madame Dindar?
Par quel raisonnement aboutissez-vous à une telle généralisation et à un tel amalgame ?
Défendre la cause des Réunionnaises ne signifie en aucun cas stigmatiser les Réunionnais.
Défendre la cause des femmes, ce n’est pas alimenter la guerre des sexes.
Nous dénonçons ces propos injurieux et irresponsables à l'encontre des Réunionnais.
 
Au nom de quoi, la Présidente du Conseil général juge-t-elle les hommes de La Réunion incapables d'amour ?
L’UFR condamnera toujours avec force les violences dont sont victimes les femmes.
Elle accompagnera toujours avec détermination toutes celles qui, avec courage, les dénoncent.
Mais nous n’accepterons jamais que les hommes de La Réunion soient ainsi catalogués.
 
Sachez Madame Dindar que les violences contre les femmes sont universelles, qu’elles ignorent les frontières sociales et géographiques et qu’elles ne sont pas l’exclusivité des hommes de notre pays."

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