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Menaces de Djihad : deux hommes condamnés à un stage de citoyenneté

faits divers
Rue de paris monument aux morts
©Philippe Hoareau
Trois fêtards, dont un militaire de carrière, ont été interpellés à moitié nus sur le monument aux morts de Saint-Denis. Lors de leur arrestation, ils ont menacé les policiers de "faire le dijhad et de tout faire péter". Ces propos les ont conduit ce matin devant le tribunal correctionnel.
L’alcool n’est pas toujours bien digéré par les consommateurs... Au lendemain de leur très mauvaise blague, un militaire de carrière et ses deux amis doivent encore se demander pourquoi ils sont  montés sur le monument aux morts du chef-lieu pour s’exhiber, et pour quelle raison, une fois dans la voiture des policiers venus les interpeller, deux des compagnons de beuverie ont menacé les forces de l’ordre : « de faire le Djihad ».

Deux questions auxquelles, deux des trois hommes ont du répondre ce matin dans le cadre des comparutions immédiates du TGI de Saint-Denis.

Exhibition sur le monument aux morts
 
Dans la nuit de samedi à dimanche, trois hommes passablement imbibés déambulent bruyamment dans le chef-lieu, avenue de La Victoire. Le plus audacieux (Ndlr : militaire de carrière en vacances pour quelques jours dans l’île) escalade le monument aux morts, baisse son pantalon pour dévoiler son postérieur et son sexe, pendant que le second se mue en photographe afin d’immortaliser l’instant.

Le troisième larron, simple spectateur, se contente d’assister à « l’exploit » et de rire, en encourageant ses deux amis à poursuivre la profanation du lieu. Le "mannequin" et son mentor sont en pleine séance quand une patrouille de policiers arrive sur place.  
 
Du C4 pour faire le djihad
 
L’incident aurait pu se terminer par une simple convocation, mais, installés dans la voiture avec l’exhibitionniste, le photographe et le fan ont voulu impressionner les policiers en menaçant de tout "faire péter avec du C4  au nom du djihad". Un peu plus d’une semaine après les exécutions de 17 personnes à Paris, il n’en fallait pas plus pour inviter les fauteurs de trouble à venir s’expliquer devant la justice.

Seul le militaire de carrière a été remis en liberté dans ce dossier. Il sera jugé ultérieurement. En revanche ses compagnons de beuverie ont été entendus et jugés. Ils ont été condamnés à effectuer un stage de citoyenneté.
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