Drame de Pierrefonds : la gramoune, mise en examen pour meurtre sur conjoint, dort en prison

faits divers
Police tribunal Saint-Pierre
©Réunion 1ère
A 73 ans, Micheline Mangue a étouffé, avec un oreiller, son mari atteint d'Alzheimer. Après sa mise en examen pour meurtre, elle a été placée en détention provisoire.
Ils devaient, dans quelques mois, fêter leur 50 ans de mariage. Micheline Mangue a pourtant mis fin à la vie de son époux dans la nuit de samedi à dimanche. A l'aide d'un oreiller, elle l'a étouffé. Pour sa famille et celle de son conjoint, c'est l'incompréhension. Personne, manifestement, n'avait pris la mesure de la détresse de cette femme chétive et fragilisée par un diabète et de l'arthrose. Elle prenait beaucoup de médicaments pour soulager ses douleurs tout en s'occupant d'un mari atteint d'Alzheimer.

La première version de Micheline n'aura pas tenue longtemps face aux griffures et traces de strangulation relevées par les enquêteurs sur le corps d'Yvon Sinama. La gramoune affirmait que son époux s'était donné la mort. Elle finira par avouer lors de sa garde à vue expliquant qu'alcoolisé son mari l'avait gilflé. 
Mardi 6 octobre, à l'issue de cette garde à vue, Micheline a été présentée à un juge d'instruction qui l'a mise en examen pour homicide sur conjoint. Devant la gravité des faits, mais aussi pour la protéger, la femme de 73 ans a été placée en garde à vue. Pour son avocat, Maître Vincent Fontaine, Micheline Mangue n'a rien à faire en prison. Il a donc immédiatement décidé de faire appel pour demander son placement sous contrôle judiciaire.

Si pour les familles, c'est un sentiment d'incompréhension qui domine, les professionnels de santé, pour leur part, connaissent le désespoir des familles qui s'occupent de personnes atteintes d'Alzheimer. Ces aidants familiauc se trouvent souvent dans des situations d'épuisement, d'isolement et de dépression sans pour auant que les autres memebres des fammilles s'en doutent le moins du monde. Cette prise en charge de malade est bien souvent trop lourde à porter. Les structures d'accueil à La Réunion sont insuffisantes et pour obtenir une place, les listes d'attente, de 6 mois à un an en moyenne, sont longues.



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