70 millions d’euros pour relancer l’agriculture réunionnaise

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Champs de pommes de terre Plaine des Cafres
©Loïs Mussard
Entre évènements climatiques et crise sociale, l’année 2018 aura été particulièrement éprouvante pour l’agriculture réunionnaise. Un secteur essentiel que l’Etat va donc soutenir, un plan de relance de l’économie agricole vient d’être annoncé.
 
Année noire pour l’agriculture réunionnaise. 63,3 millions d’euros, c’est le montant des pertes qu’ont subi les agriculteurs réunionnais en 2018. Les évènements climatiques du début d’année et les blocages lors du mouvement des Gilets Jaunes ont eu de lourdes conséquences.

Pour relever cette économie, le préfet de La Réunion annonce donc, ce vendredi 28 décembre, un plan de relance de l'économie agricole. La demande avait été formulée par la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, lors de sa venue dans l’île en novembre dernier. Budget total : 70,31 millions d'euros d'aides publiques.
 

Un plan de relance en deux temps


26 actions seront mise en place pour venir en aide à l’agriculture réunionnaise. Des mesures en deux temps, avec d’abord des actions immédiates. Ainsi, 41,51 millions d’euros seront réinjectés pour soutenir les trésoreries des entreprises les plus fragiles, dont 27,554 millions immédiatement avec en plus des mesures fiscales, sociales et bancaires. Et, avant la fin du 1er semestre 2019, 13,956 millions d’euros restants seront alloués.

A plus moyen terme, des projets d’investissement et des dispositifs de réduction des prix aux consommateurs seront mis en place. L’Etat veut aussi agir pour l’amélioration du revenu des agriculteurs et le développement de l’emploi agricole. Les aides à l’investissement pourraient atteindre 16 millions d’euros et les mesures complémentaires 12,88 millions.
 

63,3 millions d'euros de pertes en 2018


C’est une agriculture en grande difficulté que l’Etat veut ainsi soutenir, et même relancer. Détruites par les pluies abondantes des premiers mois de l’année, et notamment par les tempêtes Berguitta et Fakir, les cultures ont particulièrement souffert. Ainsi sur les 63,3 millions de pertes, 39,3 millions d’euros ont été supportés par les producteurs de canne à sucre et de fruits et légumes.
 
Fakir exploitation Chamand Piton Ste Rose
©Géraldine Blandin
Mais les intempéries n’ont pas été les seules causes, le blocage des routes durant le mouvement des Gilets Jaunes a aussi eu des conséquences. On estime ainsi à 1,7 millions d’euros le montant des pertes pour chaque jour de blocage. Les filières agricoles et agroalimentaires auraient donc perdu près de 24,1 millions d’euros durant la crise.

 
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