Batsirai : Le préfet de La Réunion constate les dégâts et survole le navire échoué à Saint-Philippe

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Le navire mauricien échoué au vieux Port du Tremblet. Photo signée Sydney Rosely
Le navire mauricien échoué au vieux Port du Tremblet. Photo signée Sydney Rosely ©Sydney Rosely
Ce vendredi 4 février, le préfet de La Réunion, Jacques Billant, a survolé l'île pour constater les dégâts provoqués par le cyclone Batsirai. Il a également survolé le "Tresta Star", navire mauricien, échoué au Tremblet, à Saint-Philippe.

La coque du navire est encastrée dans la roche volcanique de la coulée de lave de 2007, au Tremblet à Saint-Philippe. Les images aériennes sont relayées par le préfet de La Réunion sur Facebook.

 

Echoué sur la coulée de lave de 2007

Lors d'un survol de l'île en hélicoptère pour constater les dégâts provoqués par le cyclone Batsirai, Jacques Billant, a pu se rendre de compte de l'état du "Tresta Star" échoué au Tremblet.

En pleine alerte cyclonique rouge, jeudi soir, vers 18h30, le navire battant pavillon mauricien s'est retrouvé en difficulté au large de nos côtes. Durant plusieurs heures, de périlleuses opérations de sauvetage ont été menées pour tenter de sauver les onze membres d'équipage présents à bord.

Un sauvetage périlleux

Au terme d'opérations complexes mobilisant plus d'une cinquantaine d'hommes, l'équipage du "Tresta Star" a pu être sauvé.

Secourus par les pompiers, ils ont été ramenés sains et saufs après plus de huit heures d'intervention.  Les naufragés ont été conduits dans un centre d'hébergement.

Un équipage miraculé

Pendant trois jours, leur bateau, un tanker long de 74 m, a été malmené par le cyclone Batsirai. Aucune visibilité et des creux de plus de 15 m. 

"Cela faisait plus de deux jours que nous dérivions en mer, avec ce mauvais temps dû au cyclone Batsirai, explique Mohammed, l'un des rescapés. Nous ne parvenions pas à en sortir. Nous étions coincés et à la fin, nous n'avions plus de contrôle du tout".

"8m3 de gazole de propulsion"

Le préfet de La Réunion précise "que le navire ne transporte pas de marchandise et contient moins de 8m3 de gazole de propulsion (léger et volatile) dont la majorité devrait se disperser sans risque majeur pour l'environnement".

Hier soir déjà, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, écrivait sur son compte Twitter : "ce pétrolier navigue à vide. Il n'y a donc à ce stade pas de risque de pollution maritime grave par hydrocarbure".

Dès le lever du jour, ce vendredi, une mission de reconnaissance armée par une équipe d'experts (marine nationale, DMSOI, SDIS  et gendarmerie) avait été engagée sur les lieux de l'échouement pour rendre compte de la situation.