Une journée pour sensibiliser à la maltraitance des personnes âgées

journée mondiale bras-panon
Gramoune
L'association Alma Réunion a défini un "portrait-type" de la personne âgée maltraitée. (Photo d'illustration) ©IPR
Ce 15 juin 2022, c'est la journée mondiale de la sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées. Qu'elle soit physique, financière, médicamenteuse... il s'agit de la dénoncer, expliquait l'association Alma Réunion, qui a mené ce mercredi une action au sein d'une résidence senior de Bras-Panon.

Ce mercredi 15 juin 2022, on lutte contre la maltraitance des personnes âgées, à l’occasion de la journée mondiale qui y est dédiée.

Un mal qui concerne en France 600 000 seniors, et qui a malheureusement fait ces dernières années la une de l’actualité à plusieurs reprises : pensions marron, scandale des maisons de retraite Orpea... 

Regardez le reportage de Réunion La 1ère : 

Afin de libérer la parole chez les gramounes qui seraient victimes de maltraitance, une action de prévention était organisée ce mercredi 15 juin, journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées.

Différents types de maltraitance existent. “Il y a les maltraitances physiques, psychologiques, financières, médicamenteuses, civiques...” explique Pascale Savoye, présidente d’Alma Réunion, association de lutte contre la maltraitance des personnes âgées. 

A la frontière de la maltraitance, la négligence

Mais à la frontière de la maltraitance, il y a aussi les négligences. 

On a deux sortes de négligences : les négligences actives de gens qui veulent se débarrasser “plus vite” de leurs parents, et qui vont ne pas faire ce qu’il faut pour les garder en bon état, et puis il y a les négligences pas actives, qui sont un manque d’aide à la personne par ignorance. Les gens ne savent pas que quand ils vont agir comme ça avec leurs parents ils vont leur faire du mal, mais il suffit qu’on leur dise, et tout rentre dans l’ordre.

Pascale Savoye, présidente de l'Alma Réunion

Sensibiliser 

A La Réunion, l’Alma (Allo Maltraitance) association de lutte contre la maltraitance des personnes âgées, dispose d’une cellule d’écoute téléphonique pour les victimes elles-mêmes ou les témoins d'actes. Pour que les faits cessent, il faut pouvoir les signaler, et donc libérer la parole.

Raison pour laquelle, à l’occasion de cette journée mondiale de sensibilisation contre les maltraitances aux personnes âgées, l’association Alma Réunion était présente ce mercredi dans deux résidences seniors de Bras-Panon, pour une opération de sensibilisation en partenariat avec l’ORIAPA et le CCAS. 

Ici, les résidents se disent en tout cas heureux. Une trentaine de personnes âgées d'au minimum 70 ans, vit en autonomie, chacun dans son appartement.  

Aujourd’hui dans cette résidence, on va informer les gens de ce que nous faisons, et aussi de quelles maltraitances ils peuvent être victimes, eux-mêmes, leur voisinage, ou quelqu’un de leur famille.

Pascale Savoye, Alma Réunion

Un "portrait-type" de la victime  

L'association Alma a pu définir un "portrait-type" de la personne âgée victime de maltraitance. 

C'est la personne fragile et vulnérable, qui a des pathologies, qui a un certain âge, et qui vit en famille, qui est victime de ces maltraitances.

Pascale Savoye, présidente d'Alma Réunion

108 dossiers ont été ouverts sur l’île l’année dernière, rapportant des faits de maltraitance. Un chiffre en augmentation, selon Alma Réunion.