Chirurgie infantile : la grève continue au CHU Sud

conflit social
Grève au CHU Sud
©Réunion la 1ère
Le personnel du service de chirurgie infantile du Centre Hospitalier Sud est toujours mobilisé ce lundi. Une grève illimitée pour protester contre la suppression de 4 lits et la menace de fermeture qui pèse le service. Dans leur combat, ils ont obtenu le soutien de Jean-Hugues Ratenon.
Depuis vendredi 6 avril, le personnel médical et administratif est mobilisé devant le pôle Femme-mère-enfants du CHU de St-Pierre. Les grévistes dénoncent le démantèlement du service de chirurgie infantile dans le sud. « Depuis le 1er avril on nous a supprimé 4 lits dans le service. On a commencé aussi la suppression de postes. On a du personnel qui a été re-déployé, ce qui a entraîné un changement d’horaires qui nous a été imposé », déclare Corinne Rivière, infirmière.

Des décisions prises, selon la CFTC, lors du Comité interministériel de la Performance et de la Modernisation des établissements hospitaliers (COPERMO) dans le cadre du plan de retour à l’équilibre.

Ce qui est absurde selon le personnel : « A la lecture des chiffres et des statistiques, on observe une meilleure efficience ici dans le sud, ce qui veut dire qu’on fait plus d’activité, quand on rapporte au nombre de praticiens hospitaliers », précise le docteur Jean-Christophe Ruzic, chirurgien-orthopédiste.

La crainte des employés est, à terme, la fermeture du service de chirurgie infantile dans le sud et son transfert dans le nord. Conséquences, les patients n’auront plus d’autres choix que de monter sur St-Denis pour se faire soigner.

Jean-Ratenon pour soutien

Le député Jean-Hugues Ratenon s’est joint au mouvement ce matin. Pour lui, le service public est en train de reculer. « J’ai transmis un courrier au président du conseil de surveillance, Jean-Paul Virapoullé, mais il ne m’a pas répondu. Il avait parlé d’un moratoire de 4 mois mais on voit qu’on est déjà en train de dégraisser le service de chirurgie infantile à St-Pierre. Donc soit il joue un double langage soit il n’a pas d’autorité, dans ce cas il faut démissionner », dit-il.

Le reportage de Patrick Smith et Laurent Pirotte.
Reportage ©Réunion la 1ère

 

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