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Comment la Réunion se remet-elle de la crise de 2007-2008 ?

économie
Centre-ville de Saint-Louis
©Thierry Chapuis (Réunion 1ère)
Le CEROM vient de publier une étude sur la Réunion 10 ans après la crise de 2007-2008. L’économie,
l’emploi ont-ils retrouvé leur dynamisme d'avant ? Parmi les leçons à retenir, le chômage dure plus longtemps et il y a deux fois moins de travail dans le secteur marchand 

 
La crise des subprimes qui a éclaté aux Etats-Unis en 2007 et 2008 a laissé peu de pays industrialisés indemnes, en dehors de la chine ou l’Inde. Elle a fortement impacté financièrement et économiquement la France avec des effets négatifs sur le chômage, l'emploi, ou les inégalités qui ont perduré dans le temps.
Le projet CEROM pour Comptes économiques rapides pour l’Outre-mer, chargé d’analyser les  évolutions récentes de la situation économique des Outre-mer français a dressé un point sur la Réunion 10 ans après la crise.

1er constat, le chômage reste particulièrement élevé dans l’île, mais il retrouve en 2018 son niveau d'avant crise. Les Réunionnais ont toujours des difficultés à s’insérer sur le marché du travail. 
En 2018 comme en 2008, 6 chômeurs sur 10 n'ont pas de travail depuis au moins un an
Tableau chômage
©CEROM


La crise a beaucoup freiné l’emploi dans les secteurs de l’industrie, du commerce ou encore de l’agriculture. Quant à l’économie non marchande, si elle reste dynamique, c’est en grande partie grâce aux emplois aidés. Les effectifs de la fonction publique s'accroissent de 1800 emplois par an entre 2012 et 2017.

Le nombre de contrats aidés dans le secteur non marchand progresse de plus de 800 en moyenne par an entre 2012 et 2017, alors qu’il déclinait depuis plusieurs années (-600 par an entre 2007 et 2012 et -1 000 par an entre 2000 et 2007).

 
Nombre de contrats aidés
©CEROM
Concernant les inégalités enfin, la pauvreté recule dans l’île entre 2007 et 2016. Mais elles restent selon le CEROM bien plus élevées qu’en Métropole : 39 % des Réunionnais vivent sous le seuil de pauvreté métropolitain (1 026 euros par mois et par unité de consommation).
L’étude note une forte dépendance des ménages les plus modestes aux prestations sociales. En 2016 253 000 personnes vivent dans des foyers qui perçoivent le RSA .  


 
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