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Contraints à la démolition, des gérants de restaurants de plage vont faire appel

Le tribunal administratif a tranché, lundi 5 novembre. Six gérants de paillotes de plage sont condamnés à la démolition totale ou partielle. Certains sont d’entre eux vont faire appel, annonce leur avocat.
 

Des tables désespérément vides dans un restaurant de l'Ermitage
Des tables désespérément vides dans un restaurant de l'Ermitage
  • Réunion La 1ère
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L’avenir des restaurants de plage de l'Hermitage-les-Bain est compromis. Le tribunal administratif a tranché, lundi 5 novembre. Il demande la démolition totale de certaines paillotes et la démolition partielle de deux autres établissements implantés pieds dans l'eau.
 

Un appel

"Je peux vous affirmer qu’après une étude de ces jugements, la plupart de mes clients ont décidé de faire appel, a déclaré Maître Iqbal Akhoun, avocat de cinq restaurateurs de l'Hermitage, en direct dans le journal de Réunion La 1ère. Nous ne sommes pas dans une logique de polémique et de confrontation, mais dans une logique d’exercice des droits. Les restaurateurs ont des droits, il faut les faire respecter". "En attendant cet appel, les restaurateurs vont continuer à exercer leur métier jusqu’à ce que la cour administrative de Bordeaux rende sa décision", poursuit l’avocat.
 

De son côté, le collectif de défense du Domaine Public Maritime, qui dénonce l'implantation des paillotes, fera une déclaration demain, mercredi.
 

Les décisions

Dans ces dernières décisions, le tribunal administratif estime que les paillotes se trouvent bien sur le domaine public maritime (DPM). Comme le Coco Beach, Le Loca Plage et Mivéal devront libérer l’espace, démolir leurs installations et remettre les lieux en état. Elles encourent 100 euros par jour de retard. Même peine pour la SARL La Mama concernant la parcelle pour l'exploitation du restaurant "La Marmite", selon la décision du tribunal administratif. 
 
Le restaurant La Bobine devra lui détruire sa terrasse en partie. Il écope d’une amende de 1 500 euros. Dans un délai d’un mois, les gérants du "K’Banon" devront eux aussi démanteler leur terrasse et payer 1 500 euros d’amende.
 

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